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Embolisation du fibrome utérin : déroulement, résultats et récupération après l’intervention (RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78)

  • 11 févr.
  • 8 min de lecture
Illustration 3D médicale de l’embolisation du fibrome utérin : silhouette féminine avec utérus semi-transparent, fibromes visibles, cathéter artériel et microbilles d’embolisation dévascularisant les vaisseaux (rouge vers bleu) – RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78.

L’embolisation des artères utérines est une option mini-invasive pour traiter les symptômes des fibromes.

Si vous cherchez à comprendre comment se déroule l’embolisation du fibrome utérin, quels résultats vous pouvez attendre et combien de temps dure la récupération, cet article vous guide pas à pas. L’objectif est de vous donner une information claire (sans jargon), pour vous aider à préparer une discussion avec votre gynécologue et l’équipe de RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78.

Pour en savoir plus sur l’approche mini-invasive, vous pouvez aussi consulter : la radiologie interventionnelle : qu’est-ce que c’est ?.

(<a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3323001/fr/traitements-non-medicamenteux-des-fibromes-uterins-fiche-pertinence?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">has-sante.fr</a>)

Fibrome utérin : de quoi parle-t-on, et quand traiter ?

Fibromes (myomes) : fréquents, souvent bénins, parfois très gênants

Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du muscle de l’utérus. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle qu’ils concernent environ 20 à 30% des femmes de plus de 30 ans, qu’ils sont souvent multiples, et que les traitements sont en principe réservés aux formes symptomatiques. (HAS, fiche pertinence mise à jour 2023)

(<a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3323001/fr/traitements-non-medicamenteux-des-fibromes-uterins-fiche-pertinence?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">has-sante.fr</a>)

Les symptômes qui motivent une prise en charge

  • Règles très abondantes (ménorragies), parfois responsables d’anémie

  • Douleurs pelviennes, crampes, sensation de pesanteur

  • Symptômes “de volume” : envies fréquentes d’uriner, constipation, gêne à l’effort

  • Retentissement sur la qualité de vie (fatigue, absentéisme, vie sociale/intime)

Les grandes familles de traitements

Selon ameli.fr (Assurance Maladie), les options non médicamenteuses (myomectomie, hystérectomie, et embolisation des artères utérines) sont généralement discutées après échec des traitements médicaux, en tenant compte des symptômes, de la taille/localisation des fibromes et du projet de grossesse.

(<a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/fibrome-uterin/traitements-methodes-therapeutiques?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ameli.fr</a>)

Qu’est-ce que l’embolisation du fibrome utérin ?

L’embolisation des artères utérines (souvent abrégée EAU ou UAE/UFE) consiste à réduire l’apport sanguin des fibromes en injectant de très petites particules via un cathéter placé dans une artère (souvent au pli de l’aine ou au poignet). Privés d’une partie de leur vascularisation, les fibromes diminuent progressivement de volume, et les symptômes s’atténuent.

Cette technique est réalisée par un radiologue interventionnel dans une salle dédiée (imagerie + conditions d’asepsie), sous contrôle radiologique. Pour une présentation orientée “parcours patient” au sein du centre, vous pouvez consulter : Embolisation utérine — traitement des fibromes et adénomyose.

Pour qui ? Indications et situations où l’on évite l’embolisation

Profils souvent concernés

  • Fibromes symptomatiques (saignements abondants, douleurs, symptômes compressifs)

  • Volonté de préserver l’utérus et d’éviter une chirurgie plus lourde quand c’est possible

  • Fibromes multiples (l’embolisation traite la vascularisation de l’utérus, donc potentiellement plusieurs fibromes en une séance)

Points de vigilance (à discuter au cas par cas)

Certaines situations nécessitent une évaluation plus poussée : suspicion de cancer, infection pelvienne active, troubles de la coagulation non corrigés, allergie aux produits de contraste, atteinte rénale, fibromes très particuliers selon leur type et leur localisation, etc. Le projet de grossesse mérite une discussion spécifique : les effets sur la fertilité et la grossesse restent un sujet où l’on individualise beaucoup la décision (balance bénéfices/risques, alternatives comme la myomectomie).

La HAS insiste sur l’importance d’une décision médicale partagée (patiente + gynécologue + radiologue interventionnel), adaptée à chaque situation. (HAS 2023)

(<a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3323001/fr/traitements-non-medicamenteux-des-fibromes-uterins-fiche-pertinence?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">has-sante.fr</a>)

Déroulement de l’intervention : étape par étape

Avant : consultation, imagerie, préparation

Le bilan comprend le plus souvent une imagerie (échographie et/ou IRM pelvienne), un point sur vos symptômes (saignements, douleur, retentissement), vos antécédents, vos traitements, et vos objectifs (éviter une chirurgie, préserver l’utérus, projet de grossesse…).

Un traitement de la douleur post-procédure est anticipé : les crampes peuvent être marquées au début, et une bonne stratégie antalgique change nettement l’expérience des premiers jours.

Le jour J : comment ça se passe concrètement ?

  1. Installation en salle de radiologie interventionnelle, monitoring, préparation cutanée stérile.

  2. Anesthésie locale au point de ponction (aine ou poignet) + sédation si nécessaire (selon protocole et contexte).

  3. Navigation du cathéter sous contrôle radiologique jusqu’aux artères utérines.

  4. Injection de microparticules pour emboliser (obstruer sélectivement) l’apport sanguin des fibromes.

  5. Retrait du matériel et compression / dispositif de fermeture au point de ponction.

Durée et hospitalisation : ambulatoire ou une nuit ?

Selon les organisations et votre situation, l’embolisation peut être réalisée en ambulatoire (entrée/sortie le même jour) : c’est ce qu’indique ameli.fr. D’autres structures prévoient parfois 1 nuit (voire 1–2 nuits) pour optimiser l’analgésie et la surveillance : c’est aussi décrit par le NHS au Royaume-Uni.

(<a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/fibrome-uterin/traitements-methodes-therapeutiques?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ameli.fr</a>)

(<a href="https://www.nhs.uk/conditions/fibroids/treatment/?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">nhs.uk</a>)

Résultats : à quoi s’attendre (et dans quels délais) ?

Amélioration des symptômes : le plus important au quotidien

Les ressources patient de référence (RadiologyInfo.org, site d’information de radiologie soutenu par des sociétés savantes) rapportent qu’environ 90% des patientes présentent une amélioration significative ou complète des symptômes après embolisation (saignements et/ou symptômes de “volume”).

(<a href="https://www.radiologyinfo.org/en/pdf/mrgfus.pdf?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">radiologyinfo.org</a>)

Délai d’action : ce n’est pas immédiat

  • Douleur/crampes : surtout les premières heures/jours.

  • Règles : les premiers cycles peuvent être différents (parfois plus abondants ou plus douloureux), puis s’améliorent progressivement.

  • Amélioration des symptômes : souvent notable en quelques semaines, avec un maximum d’effet sur plusieurs mois.

  • Réduction de taille : l’évolution se fait sur la durée ; MedlinePlus indique que les fibromes peuvent continuer à diminuer pendant plusieurs mois, et que les symptômes peuvent s’améliorer au fil du temps.

(<a href="https://medlineplus.gov/ency/patientinstructions/000161.htm?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">medlineplus.gov</a>)

Risque de retraitement : ce que disent les études

Un point clé à connaître : l’embolisation peut très bien soulager durablement, mais il existe un risque de réintervention (nouvelle procédure, chirurgie, etc.) à moyen/long terme. Dans l’essai randomisé EMMY (publication 2016), environ 35% des patientes du groupe embolisation ont finalement eu une hystérectomie au cours des 10 ans de suivi (donc environ deux tiers ont évité l’hystérectomie).

(<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27393268/?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">pubmed.ncbi.nlm.nih.gov</a>)

Dans une grande étude de cohorte (publication 2018, données de pratique courante), l’estimation de réintervention après embolisation était d’environ 24% à 5 ans (avec des variations selon l’âge et les facteurs individuels). Ce chiffre sert surtout d’ordre de grandeur pour alimenter la discussion, pas de prédiction individuelle.

(<a href="https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6205049/?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">pmc.ncbi.nlm.nih.gov</a>)

Récupération après embolisation : douleur, arrêt de travail, reprise des activités

Les suites normales (fréquentes) les premiers jours

Après l’embolisation, il est fréquent de ressentir des crampes pelviennes, une fatigue, parfois des nausées et un petit état “grippal”. On appelle cela le syndrome post-embolisation. Johns Hopkins décrit des symptômes pouvant durer typiquement 2 à 7 jours, pris en charge par antalgiques et anti-inflammatoires selon prescription.

(<a href="https://www.hopkinsmedicine.org/health/treatment-tests-and-therapies/uterine-artery-embolization?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">hopkinsmedicine.org</a>)

Combien de temps dure l’arrêt de travail ?

Le temps de récupération varie, mais on retrouve souvent une reprise progressive sur 1 à 2 semaines. En France, ameli.fr (mise à jour du 6 février 2026) mentionne qu’un arrêt de travail d’une semaine est généralement préconisé après embolisation, en l’absence de complications.

(<a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/fibrome-uterin/suivi-post-operatoire?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ameli.fr</a>)

Recommandations pratiques (générales) pour mieux récupérer

  • Douleur : respectez le schéma d’antalgiques prescrit (ne pas attendre que la douleur “s’installe”).

  • Repos : prévoyez quelques jours calmes, surtout au début.

  • Activité : reprise progressive ; évitez les efforts intenses au tout début selon les consignes données.

  • Ponction (aine/poignet) : surveillez hématome, saignement, douleur anormale.

  • Pertes vaginales : possibles ; suivez les consignes (notamment sur protections, bains, rapports, tampons), car elles varient selon les centres.

Expulsion de fragments : un scénario possible (souvent impressionnant, pas toujours grave)

RadiologyInfo.org indique qu’environ 2 à 3% des patientes peuvent “expulser” de petits fragments de fibrome (surtout si un fibrome est proche de la cavité utérine). Cela peut se manifester par des pertes et/ou des morceaux de tissu. Ce point doit être anticipé avec l’équipe, car il peut nécessiter une surveillance et, plus rarement, un geste complémentaire.

(<a href="https://www.radiologyinfo.org/en/pdf/mrgfus.pdf?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">radiologyinfo.org</a>)

Risques et complications : ce qu’il faut connaître

Comme toute procédure, l’embolisation comporte des risques. L’important est de les connaître, de les remettre dans leur fréquence, et de savoir quand recontacter l’équipe.

  • Douleurs/crampes importantes transitoires (fréquentes), syndrome post-embolisation.

  • Hématome au point de ponction, plus rarement complication artérielle.

  • Infection : rare, mais potentiellement sérieuse si elle survient (fièvre, douleurs croissantes, pertes malodorantes).

  • Passage en urgence à une chirurgie (très rare) si complication sévère (infection, souffrance utérine…).

  • Troubles des règles / aménorrhée, risque de ménopause précoce surtout selon l’âge et le contexte individuel.

RadiologyInfo.org mentionne un risque d’infection nécessitant antibiothérapie décrit comme très faible (moins d’1/1000) et rappelle aussi les risques généraux liés à la mise en place d’un cathéter et à l’injection de produit de contraste (réaction allergique, etc.).

(<a href="https://www.radiologyinfo.org/en/pdf/mrgfus.pdf?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">radiologyinfo.org</a>)

À retenir : si vous avez une fièvre persistante, des douleurs qui s’aggravent au lieu de s’améliorer, des pertes malodorantes, ou un malaise, il faut contacter rapidement un professionnel de santé (consignes spécifiques données par le centre le jour de la sortie).

Embolisation vs myomectomie vs hystérectomie : comment comparer ?

Il n’existe pas de “meilleur traitement” universel : le bon choix dépend de vos symptômes, de l’imagerie, de votre âge, de l’anémie, de la localisation des fibromes et de vos priorités (récupération rapide, conservation de l’utérus, projet de grossesse…).

Tableau de comparaison (repères pratiques)

Critère

Embolisation (EAU/UFE)

Myomectomie

Hystérectomie

Objectif

Réduire les symptômes en “affamant” les fibromes

Retirer un/des fibromes en conservant l’utérus

Traitement radical : enlever l’utérus

Invasivité

Mini-invasive (ponction artérielle)

Chirurgicale (voie/technique selon cas)

Chirurgicale

Anesthésie

Souvent locale + sédation (selon protocole)

Souvent anesthésie générale

Souvent anesthésie générale

Séjour / récupération (ordre de grandeur)

Ambulatoire possible (France) ou 1 nuit ; reprise progressive 1–2 semaines

Variable ; récupération souvent plus longue que l’embolisation

Récupération la plus longue (selon voie)

Résultats qualité de vie (données d’essai)

Amélioration nette ; à 2 ans, QoL légèrement inférieure à la myomectomie dans FEMME (2020)

Dans FEMME (2020), amélioration QoL supérieure en moyenne à 2 ans

Amélioration attendue des symptômes liés aux fibromes (plus de règles si utérus retiré)

Risque de réintervention

Non nul : ex. EMMY (2016) ~35% d’hystérectomie sur 10 ans dans le groupe embolisation

Existe aussi (récidive possible selon cas)

Très faible pour les fibromes (utérus retiré)

Grossesse / fertilité

Cas par cas : sujet à discuter ; données hétérogènes selon profils

Souvent l’option discutée en 1er si projet de grossesse prioritaire (selon cas)

Impossible (utérus retiré)

(<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32726530/?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">pubmed.ncbi.nlm.nih.gov</a>)

(<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27393268/?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">pubmed.ncbi.nlm.nih.gov</a>)

(<a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/fibrome-uterin/traitements-methodes-therapeutiques?utm_source=openai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ameli.fr</a>)

Pour les patientes qui présentent aussi une adénomyose (ou un doute d’adénomyose associé), une page dédiée est disponible : Embolisation d’adénomyose – CSRI 78 Radiologie.

FAQ : questions fréquentes sur l’embolisation (RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78)

Combien de temps faut-il pour voir les résultats après une embolisation du fibrome ?

Les résultats ne sont généralement pas immédiats, car le fibrome diminue progressivement. Beaucoup de patientes décrivent une amélioration des saignements et/ou de la gêne dans les semaines qui suivent, mais l’effet maximal se juge plutôt sur plusieurs mois. Les premières règles peuvent être différentes (parfois plus abondantes ou plus douloureuses), puis la situation tend à s’améliorer. Le suivi est souvent clinique (symptômes) et peut être complété par une imagerie selon les habitudes et votre situation.

L’embolisation est-elle douloureuse ? À quoi s’attendre les premiers jours ?

La douleur est un point central : des crampes pelviennes sont fréquentes après l’embolisation, surtout au début. Elles s’intègrent souvent dans un “syndrome post-embolisation” associant douleur, fatigue, parfois nausées et petite fièvre. La bonne nouvelle est qu’il existe des protocoles antalgiques efficaces ; l’équipe anticipe généralement ce moment avec des traitements adaptés. En pratique, la douleur décroît ensuite progressivement, et la plupart des patientes reprennent une activité légère en quelques jours.

Quel est le risque de devoir être réopérée après une embolisation ?

Il existe un risque de réintervention à moyen/long terme (nouveau geste, chirurgie, parfois hystérectomie) si les symptômes persistent ou réapparaissent. Les chiffres varient selon les études et les profils : par exemple, l’essai EMMY (publié en 2016) rapporte qu’environ 35% des patientes du groupe embolisation ont eu une hystérectomie sur 10 ans, ce qui signifie aussi qu’environ deux tiers ont évité l’hystérectomie. Votre situation personnelle (âge, type de fibromes, symptômes) reste déterminante.

Comment prendre rendez-vous avec RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78 pour discuter d’une embolisation utérine ?

Si vous souhaitez une information structurée sur le parcours, vous pouvez commencer par la page Embolisation utérine — traitement des fibromes et adénomyose. Pour la partie pratique, le centre propose également une page dédiée à la prise de rendez-vous : Rendez-vous en ligne facile et rapide au Centre Parly 2. Vous pouvez aussi consulter le blog CSRI 78 Radiologie pour d’autres contenus patients autour des traitements mini-invasifs.

Et maintenant ?

Si vous envisagez une embolisation pour fibrome utérin, l’étape la plus utile est de confronter vos symptômes, votre imagerie et vos priorités (préservation de l’utérus, délais de récupération, projet de grossesse) lors d’un échange médical. Pour découvrir le centre et ses informations pratiques, rendez-vous sur la page d’accueil RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78 — Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle, puis explorez la page embolisation utérine et la prise de rendez-vous en ligne selon votre situation.

 
 
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