Traitements de l’arthrose du genou dans les Yvelines : options médicales, rééducation et embolisation articulaire
- Cedric KTORZA
- il y a 7 minutes
- 8 min de lecture

La douleur de genou n’est pas une fatalité.
Si vous cherchez un traitement pour l'arthrose genou, l’objectif est double : soulager la douleur et préserver la fonction en combinant mesures de fond (activité physique, perte de poids, kinésithérapie), traitements symptomatiques (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations) et, dans certains cas, des solutions plus interventionnelles comme l’embolisation articulaire (radiologie interventionnelle) ou la chirurgie. (ameli.fr)
À retenir : aucun traitement ne “guérit” l’arthrose du genou, mais une prise en charge bien conduite peut ralentir l’évolution et améliorer durablement la qualité de vie. (ameli.fr)
Comprendre l’arthrose du genou (gonarthrose)
Quels symptômes doivent vous alerter ?
L’arthrose du genou (ou gonarthrose) se manifeste typiquement par :
des douleurs mécaniques (à la marche, en montant/descendant les escaliers, après station debout),
une raideur (souvent au “démarrage”),
une gêne fonctionnelle (diminution du périmètre de marche),
parfois des épisodes inflammatoires (“poussées” avec genou plus chaud/gonflé). (ameli.fr)
Pourquoi l’arthrose progresse-t-elle ?
L’arthrose est longtemps décrite comme une usure “mécanique”, mais les données modernes soulignent aussi le rôle d’une inflammation de bas grade et de phénomènes au niveau de la synoviale. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
À l’échelle mondiale, l’OMS rappelle que la prévalence de l’arthrose augmente notamment avec le vieillissement et la hausse de l’obésité, et que le genou est l’articulation le plus souvent touchée. (who.int)
Chiffres clés (pour situer l’ampleur du problème)
Monde : en 2019, environ 528 millions de personnes vivaient avec une arthrose, et le genou est l’articulation la plus fréquemment atteinte. (who.int)
France : l’Inserm rappelle que l’arthrose concerne environ 10 millions de personnes. (presse.inserm.fr)
Diagnostic et bilan : par où commencer dans les Yvelines ?
Le parcours “classique” (simple et efficace)
Dans la majorité des cas, la première étape passe par votre médecin traitant (ou un rhumatologue / un chirurgien orthopédiste selon votre situation) afin de :
confirmer l’origine de la douleur (arthrose… ou autre cause : ménisque, tendons, etc.),
évaluer l’impact sur la marche, le sommeil, le travail,
adapter un plan de traitement progressif (le plus souvent par paliers). (ameli.fr)
Imagerie : radio, échographie, IRM… faut-il tout faire ?
La radiographie est souvent l’examen de base pour apprécier les signes d’arthrose. L’échographie peut aider en cas d’épanchement ou de suspicion de tendinite. L’IRM n’est pas systématique : elle est surtout utile quand les symptômes ne “collent” pas au bilan standard ou pour explorer d’autres causes (ménisque, œdème osseux, etc.).
Important : on ne traite pas une image, on traite une personne. Un genou peut paraître très arthrosique sur la radio et être peu douloureux… et l’inverse.
Quand consulter rapidement ?
Consultez sans tarder si vous avez un genou rouge, très chaud, très gonflé avec fièvre, une impossibilité brutale d’appui, ou un blocage complet : il peut s’agir d’une urgence non liée à l’arthrose.
Traitements de première intention (sans chirurgie) : la base qui change tout
Activité physique et kinésithérapie : le “traitement fondation”
L’Assurance Maladie insiste sur l’intérêt d’une activité physique adaptée et d’exercices (renforcement musculaire, mobilité, endurance) pour réduire la douleur et améliorer la fonction. (ameli.fr)
En pratique, la kinésithérapie vise souvent :
le renforcement du quadriceps et des muscles fessiers,
la stabilité du genou,
la reprise progressive de la marche et des activités quotidiennes.
Perte de poids : un levier sous-estimé
En cas de surpoids, perdre même quelques kilos peut diminuer la contrainte sur l’articulation et faciliter la reprise d’activité. L’Assurance Maladie l’intègre clairement dans la prise en charge quotidienne. (ameli.fr)
Aides simples : canne, orthèses, adaptation des gestes
Selon les périodes, une canne (utilisée du côté opposé), une genouillère, ou des adaptations temporaires (éviter charges lourdes, stations debout prolongées) peuvent aider, notamment en phase douloureuse. (ameli.fr)
Médicaments et infiltrations : soulager, mais de façon encadrée
Antalgiques et anti-inflammatoires : à la dose minimale efficace
Les traitements médicamenteux s’utilisent idéalement en complément de l’exercice et de la rééducation, et sur la durée la plus courte possible.
Le NICE (Royaume-Uni) recommande de proposer un AINS topique pour l’arthrose du genou et, si nécessaire, de considérer un AINS oral en tenant compte des risques digestifs, rénaux et cardiovasculaires. (nice.org.uk)
L’approche française met aussi l’accent sur la personnalisation et la réévaluation régulière des traitements, avec association au non-médicamenteux. (em-consulte.com)
Infiltrations : corticoïdes et acide hyaluronique
Les infiltrations de corticoïdes peuvent soulager la douleur, notamment lors de poussées, mais n’ont pas d’effet sur la structure du cartilage. (ameli.fr)
Les injections d’acide hyaluronique sont parfois proposées pour “lubrifier” l’articulation, mais l’Assurance Maladie précise qu’elles ne sont pas remboursées et qu’elles n’agissent pas sur la structure du cartilage. (ameli.fr)
Compléments et “anti-arthrosiques d’action lente” : prudence sur les promesses
L’Assurance Maladie indique que certains produits (glucosamine, chondroïtine, diacéréine, etc.) ont une efficacité jugée minime sur douleur et gêne et n’ont pas d’intérêt dans la gonarthrose ; ils ne sont pas remboursés, et certains peuvent exposer à des effets indésirables. (ameli.fr)
Quand envisager une chirurgie du genou ?
Ostéotomie, prothèse : généralement après échec du traitement médical
La chirurgie est habituellement discutée lorsque la gonarthrose est très évoluée et que les traitements médicaux (rééducation, antalgiques/AINS, infiltrations…) ne soulagent plus suffisamment. (ameli.fr)
La décision dépend de la douleur, du handicap (marche, travail, sommeil), de l’âge, de l’axe du membre inférieur et des attentes du patient : c’est une décision partagée.
L’embolisation articulaire du genou : une option mini-invasive en radiologie interventionnelle (Yvelines)
De quoi parle-t-on exactement ?
L’embolisation articulaire (souvent appelée embolisation des artères géniculées ou GAE dans la littérature) est une procédure de radiologie interventionnelle visant à réduire certaines hypervascularisations synoviales associées à la douleur. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
La radiologie interventionnelle regroupe des gestes guidés par l’imagerie (échographie, scanner, IRM, radioscopie) pour traiter de manière mini-invasive, sans chirurgie ouverte. (radiologieinterventionnelle78.com)
À qui s’adresse l’embolisation du genou ?
Les publications décrivent surtout une place potentielle chez des patients présentant une arthrose symptomatique (douleur persistante) avec réponse insuffisante aux traitements conservateurs, notamment dans des stades intermédiaires où la prothèse n’est pas souhaitée ou pas immédiatement indiquée. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
En pratique, l’éligibilité dépend d’une consultation spécialisée (antécédents, examens d’imagerie, traitements déjà réalisés, contre-indications au contraste iodé, etc.).
Comment se déroule une prise en charge (en bref) ?
Consultation : analyse du dossier et des imageries, discussion des bénéfices/risques et des alternatives. (radiologieinterventionnelle78.com)
Procédure endovasculaire : via un cathéter, repérage des zones d’hypervascularisation et embolisation ciblée. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
Suivi : évaluation de la douleur et de la fonction dans le temps, en complément d’un programme d’activité/reconditionnement.
Que dit la science (résultats, niveau de preuve) ?
La littérature sur l’embolisation du genou est en évolution : il existe des résultats encourageants mais aussi des essais contrôlés montrant des effets variables selon les protocoles et la “complétude” de l’embolisation.
Un essai randomisé contrôlé (triple aveugle) publié en 2023 chez des patients avec arthrose précoce (KL 2) n’a pas retrouvé de différence significative sur le critère principal à 12 mois entre embolisation et procédure simulée, avec un signal potentiel en analyse de sous-groupe quand l’embolisation est complète. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Une revue systématique d’essais sham-controlled (jusqu’à mars 2025) rapporte 3 essais randomisés (138 patients) : amélioration de la douleur à court terme dans certains essais, résultats fonctionnels mixtes, et absence d’événements indésirables graves rapportés. (sciencedirect.com)
Une méta-analyse (21 études, 633 patients) rapporte des diminutions moyennes de douleur (VAS) d’environ 38 à 41 points (échelle 0–100) entre 1 et 12 mois, tout en rappelant que de nombreuses études ne sont pas randomisées (donc avec un niveau de preuve global hétérogène). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
À 24 mois, un essai prospectif (IDE, 40 patients) rapporte qu’environ 47% des patients ont obtenu une réduction d’au moins 50% du WOMAC à 24 mois, avec des récidives possibles entre 12 et 24 mois chez une partie des répondeurs initiaux. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Sécurité et effets secondaires : ce qui est le plus souvent rapporté
Les revues disponibles rapportent globalement peu de complications graves dans la littérature, mais des effets indésirables mineurs existent, liés notamment au point de ponction et au risque de perfusion cutanée non ciblée :
ecchymose / hématome au point de ponction, généralement transitoire, (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
modifications de coloration de la peau (décrites dans plusieurs séries), (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
plus rarement, petites ulcérations cutanées focales auto-résolutives décrites dans certaines études. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
Une revue systématique récente rapporte par exemple des événements fréquents comme la décoloration cutanée sans ulcère (15,6%) et des douleurs transitoires post-procédure (10,2%), selon les définitions des études. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Traitements de l’arthrose du genou : quel choix selon votre situation ?
Tableau comparatif des principales options
Option | Objectif | Pour quels profils (exemples) | Délai d’action (souvent) | Points d’attention |
|---|---|---|---|---|
Exercice + kinésithérapie | Améliorer fonction, réduire douleur, stabiliser le genou | Presque tous les patients, à adapter à la douleur | Semaines | Régularité, progression graduelle, guidage |
Perte de poids (si surpoids) | Diminuer la contrainte mécanique | Surpoids/obésité, douleurs à la marche | Mois | Approche réaliste, durable (pas de “régime miracle”) |
AINS topiques | Antalgique/anti-inflammatoire local | Douleur localisée, besoin ponctuel | Jours | Respect des contre-indications et durée |
AINS oraux / antalgiques | Contrôler la douleur | Si topiques insuffisants | Heures à jours | Risques digestifs/rénaux/cardiaques, dose minimale efficace |
Infiltration corticoïde | Calmer une poussée douloureuse | Douleur inflammatoire/épanchement | Jours | Effet variable, ne modifie pas le cartilage |
Embolisation articulaire (GAE) | Réduire douleur via traitement endovasculaire ciblé | Douleur persistante malgré prise en charge conservatrice, sélection au cas par cas | Semaines | Niveau de preuve en consolidation, effets variables, discussion bénéfices/risques |
Chirurgie (ostéotomie / prothèse) | Traiter le handicap et la douleur en cas d’échec des autres options | Arthrose avancée, retentissement majeur | Mois (récupération) | Indication partagée, rééducation, risques opératoires |
Où se faire accompagner pour un traitement de l’arthrose du genou dans les Yvelines (78) ?
Selon votre situation, plusieurs professionnels peuvent intervenir : médecin traitant, kinésithérapeute, rhumatologue, chirurgien orthopédiste, médecin du sport… et, pour certaines indications, un radiologue interventionnel.
Dans les Yvelines, le Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II (Le Chesnay-Rocquencourt) présente une activité de radiologie interventionnelle incluant notamment l’embolisation pour l’arthrose du genou. (radiologieinterventionnelle78.com)
Pour comprendre l’approche mini-invasive, vous pouvez aussi lire : la radiologie interventionnelle, qu’est-ce que c’est ? (radiologieinterventionnelle78.com)
À noter : les patients viennent souvent de tout le département (Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Rambouillet, Mantes-la-Jolie…) dès lors qu’une solution adaptée est proposée après évaluation médicale.
FAQ – Arthrose du genou : traitements dans les Yvelines
Qui peut bénéficier d’une embolisation du genou dans les Yvelines ?
En pratique, l’embolisation articulaire se discute surtout lorsque la douleur liée à l’arthrose du genou persiste malgré un traitement bien conduit (rééducation, activité adaptée, antalgiques/AINS, parfois infiltrations). La littérature décrit une place potentielle dans des stades “intermédiaires”, quand la prothèse n’est pas souhaitée ou pas immédiatement indiquée. Une consultation est indispensable pour vérifier l’indication, relire les imageries et écarter certaines contre-indications (par exemple liées au produit de contraste ou à l’état vasculaire). (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
Combien de temps dure l’effet d’une embolisation des artères géniculées ?
La durée d’effet varie selon les personnes. Certaines études rapportent des améliorations jusqu’à 12 mois, et des données existent aussi à 24 mois dans un essai prospectif, avec une proportion de patients gardant un bénéfice durable, mais aussi des récidives possibles entre 12 et 24 mois. En clair : ce n’est pas une “garantie à vie”, et le suivi (activité, renforcement, hygiène de vie) reste central pour stabiliser la situation. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Infiltration ou embolisation : comment choisir ?
Une infiltration de corticoïdes peut être utile, surtout lors de poussées douloureuses, mais elle n’agit pas sur la structure du cartilage. L’embolisation articulaire vise un mécanisme différent (hypervascularisation/inflammation synoviale) et s’envisage plutôt quand les solutions de base ne suffisent plus. Le choix dépend du type de douleur, des traitements déjà essayés, de l’imagerie et des risques individuels (médicaments, comorbidités, etc.). Une décision partagée, en consultation, permet de comparer bénéfices attendus, limites et alternatives. (ameli.fr)
Faut-il une IRM avant de traiter une gonarthrose ?
Pas forcément. La radiographie suffit souvent pour documenter une arthrose et guider une stratégie de traitement. L’IRM est plutôt utile si la douleur est atypique, si l’on suspecte une autre cause (lésion méniscale, œdème osseux, atteinte ligamentaire) ou si l’évolution n’est pas cohérente avec le bilan initial. Dans tous les cas, l’imagerie s’interprète avec vos symptômes et votre examen clinique : l’objectif n’est pas “d’avoir la meilleure image”, mais de choisir la solution la plus pertinente pour votre situation.
Et maintenant ?
Si vous recherchez une prise en charge arthrose genou traitement Yvelines, commencez par consolider les bases (activité/kinésithérapie, gestion du poids, antalgiques adaptés), puis discutez des options complémentaires (infiltrations, chirurgie, ou alternatives mini-invasives). Pour en savoir plus sur l’embolisation médicale appliquée aux pathologies ostéo-articulaires, vous pouvez consulter la page Embolisation articulaire, découvrir d’autres contenus sur le blog, ou organiser une démarche via la prise de rendez-vous en ligne au Centre Parly 2. (radiologieinterventionnelle78.com)


