Embolisation pour arthrose du genou dans les Yvelines : une alternative mini-invasive pour soulager la douleur
- Cedric KTORZA
- il y a 15 minutes
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Soulager une arthrose du genou sans chirurgie, c’est parfois possible.
Si vous recherchez une solution locale dans le 78, l’embolisation pour arthrose du genou dans les Yvelines (aussi appelée embolisation des artères géniculées ou embolisation articulaire) est une technique de radiologie interventionnelle visant à réduire l’inflammation responsable de la douleur, grâce à un geste endovasculaire guidé par l’imagerie. Elle s’adresse à certains patients souffrant de gonarthrose persistante malgré les traitements habituels, après évaluation médicale.
Arthrose du genou (gonarthrose) : comprendre ce qui fait mal
Pourquoi le genou devient douloureux avec l’arthrose ?
L’arthrose du genou correspond à une atteinte progressive du cartilage, mais la douleur ne vient pas uniquement de “l’usure”. Les structures autour de l’articulation (membrane synoviale, os sous-chondral, etc.) peuvent s’enflammer, notamment lors des poussées congestives, avec douleur, gonflement et raideur. (ameli.fr)
Un problème de santé fréquent et en augmentation
À l’échelle mondiale, l’OMS estimait qu’en 2019, environ 528 millions de personnes vivaient avec de l’arthrose, et le genou était l’articulation la plus souvent concernée. (who.int)
Traitements habituels : pourquoi certains patients cherchent une alternative
Il n’existe pas de traitement “miracle” qui guérisse l’arthrose du genou, mais plusieurs options permettent de réduire la douleur et de ralentir l’évolution : activité physique adaptée, rééducation, mesures hygiéno-diététiques, antalgiques/anti-inflammatoires si possible, infiltrations, puis chirurgie (dont prothèse) dans les formes très évoluées et invalidantes. (ameli.fr)
À retenir : l’objectif est souvent de “gagner du temps” avec une meilleure qualité de vie, en évitant l’escalade médicamenteuse ou en repoussant une chirurgie lorsque cela est pertinent médicalement.
Embolisation de l’arthrose du genou : le principe (simplement expliqué)
Comment l’embolisation agit sur la douleur ?
Dans certaines formes d’arthrose douloureuse, on observe une hypervascularisation (petits vaisseaux anormaux) associée à l’inflammation synoviale. L’embolisation des artères géniculées consiste à naviguer dans les artères qui vascularisent la zone inflammatoire et à injecter de très petites particules (agent d’embolisation) afin de réduire ce flux anormal, avec pour objectif de diminuer l’inflammation et la douleur.
Un geste de radiologie interventionnelle, mini-invasif
La procédure est réalisée par un radiologue interventionnel sous guidage radiologique, via un petit point de ponction artérielle (souvent à l’aine, parfois au poignet selon les pratiques), avec injection de produit de contraste pour cartographier les vaisseaux. Des centres universitaires décrivent ce geste comme une option mini-invasive pour la douleur liée à l’arthrose du genou. (radiology.ucsf.edu)
Pour en savoir plus sur le cadre de prise en charge en radiologie interventionnelle au sein du 78, vous pouvez consulter la page Embolisation articulaire (informations générales, indications selon avis médical).
Embolisation arthrose genou Yvelines : pour qui, concrètement ?
Profils de patients souvent discutés en consultation
Dans la littérature, l’embolisation est généralement envisagée chez des patients présentant :
une douleur de genou persistante malgré un traitement bien conduit (rééducation, adaptation d’activité, médicaments, infiltrations selon cas) ;
une arthrose confirmée (radiographies, parfois IRM selon situation clinique) ;
un souhait d’éviter ou retarder une chirurgie, ou une chirurgie non considérée comme la meilleure option à court terme (selon âge, comorbidités, contexte).
Situations où l’embolisation n’est pas forcément la bonne option
Certaines situations imposent prudence ou contre-indication selon les cas : infection, trouble sévère de la coagulation non équilibré, allergie au produit de contraste non contrôlable, insuffisance rénale significative, grossesse, ou une indication chirurgicale évidente (à discuter avec l’orthopédiste). L’éligibilité se décide au cas par cas, après évaluation clinique et imagerie.
Déroulement type : avant, pendant, après l’embolisation du genou
Avant : consultation, bilan et imagerie
Le parcours comprend généralement :
une consultation (antécédents, traitements déjà essayés, intensité/rythme de la douleur, retentissement) ;
la revue des imageries disponibles (radiographies, parfois IRM selon contexte) ;
un bilan pré-procédure (biologie si nécessaire, traitements anticoagulants/antiagrégants à sécuriser, etc.).
Pendant : un geste endovasculaire guidé par l’imagerie
Installation, antisepsie, anesthésie locale (et sédation légère selon cas).
Ponction artérielle et navigation d’un microcathéter jusqu’aux artères ciblées.
Repérage de la zone d’hypervascularisation, puis injection contrôlée de l’agent d’embolisation.
Surveillance post-acte, puis retour à domicile selon organisation et état clinique.
Après : récupération et reprise des activités
La reprise se fait de façon progressive. Plusieurs centres décrivent un début d’amélioration en quelques jours à quelques semaines (variable), avec un objectif de diminution de la douleur et une meilleure tolérance à la marche et à la rééducation. (uclahealth.org)
Quels bénéfices attendre ? Que dit la littérature (sans promesses irréalistes)
Ce que montrent des méta-analyses (douleur et fonction)
et de fonction (WOMAC)
au suivi, avec des événements indésirables majoritairement mineurs. ( pubmed.ncbi.nlm.nih.gov )
Une méta-analyse plus récente (données regroupées, 21 études) retrouvait également des diminutions moyennes de douleur rapportées à différents temps de suivi, tout en rappelant l’hétérogénéité des études (protocoles, stades d’arthrose, critères). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Ce que disent les essais randomisés (niveau de preuve plus robuste)
Les essais randomisés contrôlés par procédure “sham” (placebo interventionnel) sont particulièrement importants. Une revue systématique incluant des essais sham-contrôlés (recherche jusqu’à mars 2025) conclut à un bénéfice surtout à court terme sur la douleur, avec un nombre d’études encore limité. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Par ailleurs, une revue avec méta-analyse et analyse médico-économique (publication récente) rapportait des résultats inconstants sur la douleur et pas d’effet significatif retrouvé sur plusieurs critères fonctionnels selon les données retenues, ce qui souligne que la place exacte de l’embolisation se précise encore. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Risques et effets secondaires possibles (transparence)
Comme tout geste endovasculaire, il existe des risques, généralement rares mais à connaître : hématome au point de ponction, douleur transitoire, réaction au produit de contraste, événement thrombo-embolique (exceptionnel), complications cutanées localisées (selon vascularisation), etc.
Dans une méta-analyse (2023), les événements indésirables étaient majoritairement mineurs, et une décoloration cutanée transitoire était rapportée comme l’un des effets les plus fréquents. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Comparer les options : où se situe l’embolisation du genou ?
Tableau comparatif (repères pratiques)
Option | Objectif principal | Avantages | Limites / points d’attention |
|---|---|---|---|
Rééducation & activité physique adaptée | Améliorer fonction, stabilité, douleur | Base du traitement, bénéfices globaux | Nécessite régularité ; efficacité variable selon stade |
Médicaments (antalgiques / AINS selon avis médical) | Contrôler la douleur | Accessibles, utiles en poussée | Effets indésirables possibles ; ne “répare” pas l’articulation |
Infiltrations (corticoïdes, viscosupplémentation selon cas) | Réduire douleur/inflammation | Peut aider lors de poussées | Effet variable, parfois transitoire ; indication à discuter |
Ablation des nerfs géniculés (radiofréquence) – selon structures | Diminuer la transmission douloureuse | Peut soulager sans chirurgie | Agit sur la douleur, pas sur l’inflammation ; résultats variables |
Embolisation des artères géniculées (embolisation arthrose genou) | Cibler l’hypervascularisation/inflammation | Mini-invasive, guidée par imagerie ; peut s’intégrer entre injections et chirurgie | Technique encore en consolidation scientifique ; sélection des patients essentielle |
Chirurgie (ostéotomie, prothèse) | Corriger/ remplacer l’articulation | Option de référence en arthrose avancée invalidante | Geste lourd, récupération ; pas toujours indiqué immédiatement |
Où faire une embolisation pour arthrose du genou dans les Yvelines (78) ?
Dans les Yvelines, la prise en charge s’organise autour d’une évaluation spécialisée en radiologie interventionnelle, en lien avec votre médecin traitant, rhumatologue, médecin du sport ou chirurgien orthopédiste.
Pour une information locale et penser votre parcours de soins, vous pouvez consulter :
la page d’accueil du Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II (Yvelines) ;
la page dédiée à l’embolisation articulaire ;
les informations pratiques pour prendre rendez-vous en ligne ;
le blog pour mieux comprendre les gestes mini-invasifs et la logique “imagerie-guidée”.
FAQ – Embolisation arthrose genou dans les Yvelines : questions fréquentes
Quels patients sont les meilleurs candidats à l’embolisation du genou (gonarthrose) ?
Les meilleurs profils sont souvent des personnes avec une arthrose du genou confirmée et une douleur persistante malgré une prise en charge bien conduite (rééducation, adaptation d’activité, traitements antalgiques, parfois infiltrations). L’objectif est généralement de diminuer l’inflammation et la douleur quand on souhaite éviter ou retarder une chirurgie, ou quand la chirurgie n’est pas l’option privilégiée à court terme. La décision dépend de l’examen clinique, des imageries et de votre situation médicale (traitements, comorbidités, bilan rénal/allergies).
L’embolisation pour arthrose du genou est-elle douloureuse ?
Le geste est le plus souvent réalisé sous anesthésie locale, parfois avec une sédation légère selon les cas et l’organisation. La ponction artérielle peut provoquer une gêne transitoire, et une douleur post-procédure est possible (souvent temporaire), notamment dans les jours qui suivent. L’équipe vous donne des consignes d’antalgiques et de surveillance. Une gêne au point de ponction (petit hématome) peut aussi survenir. L’intensité et la durée varient selon les patients, d’où l’importance d’un suivi.
Combien de temps dure l’effet et peut-on refaire l’embolisation ?
La durée d’efficacité varie : certaines études rapportent une amélioration sur plusieurs mois, parfois au-delà, mais le résultat n’est pas garanti et dépend beaucoup du stade d’arthrose et du profil inflammatoire. Dans une méta-analyse (2023), un faible pourcentage de patients a eu besoin d’une nouvelle embolisation sur le suivi. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Si la douleur réapparaît, une nouvelle discussion médicale est nécessaire pour déterminer si une seconde procédure a du sens ou si une autre stratégie (rééducation, infiltrations, chirurgie) est plus adaptée.
Est-ce que l’embolisation empêche une future prothèse de genou ?
En pratique, l’embolisation est envisagée comme une option mini-invasive pouvant se placer entre les traitements conservateurs et la chirurgie, et elle n’a pas vocation à “fermer la porte” à une prise en charge ultérieure. Toutefois, chaque situation est différente : si une prothèse est indiquée (arthrose très avancée, déformation importante, handicap majeur), il faut en discuter avec l’orthopédiste. L’intérêt de l’embolisation est surtout d’améliorer la douleur et la fonction chez certains patients sélectionnés.
Quelle différence entre embolisation du genou et infiltration ?
L’infiltration vise à déposer un produit dans l’articulation (ex. corticoïde, acide hyaluronique selon cas) pour moduler l’inflammation et la douleur. L’embolisation, elle, est un geste endovasculaire : on cible des petits vaisseaux associés à l’inflammation (hypervascularisation) pour réduire ce flux anormal. Les deux approches peuvent répondre à des objectifs proches (diminution de la douleur) mais par des mécanismes différents. Le choix dépend de votre historique, de l’imagerie, des contre-indications et du résultat attendu.
Et maintenant ?
Si vous envisagez une embolisation pour arthrose du genou dans les Yvelines, l’étape suivante est de vérifier l’éligibilité et de construire un parcours cohérent avec vos soins déjà en place (kinésithérapie, avis rhumatologue/orthopédiste, imagerie). Vous pouvez découvrir l’approche du centre sur la page embolisation articulaire, puis organiser un créneau via la prise de rendez-vous en ligne au CSRI 78 – Parly II.


