Embolisation dans les Yvelines : indications et parcours en radiologie interventionnelle
- Cedric KTORZA
- il y a 16 heures
- 8 min de lecture

L’embolisation est une alternative mini-invasive disponible dans les Yvelines.
Si vous cherchez à comprendre quand une embolisation peut être proposée et comment se déroule le parcours en radiologie interventionnelle dans les Yvelines (78), cet article vous donne une vue d’ensemble claire : indications fréquentes, examens nécessaires, déroulé de l’intervention, suites habituelles, bénéfices attendus et points de vigilance.
Pour situer le cadre local, le Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II (Yvelines) reçoit les patients en consultation dédiée et décrit ses prises en charge (embolisation, endovasculaire et percutané) au sein de l’Hôpital Privé de Parly 2, au Chesnay-Rocquencourt. (radiologieinterventionnelle78.com)
Comprendre l’embolisation (et la radiologie interventionnelle) en 2 minutes
Le principe : “boucher” sélectivement un vaisseau pour traiter la cause
L’embolisation consiste à occlure (bloquer) de façon ciblée un ou plusieurs vaisseaux qui alimentent une zone responsable de symptômes (ex. fibrome, prostate, varices). Elle se fait via un cathéter guidé par l’imagerie (rayons X/fluoroscopie, parfois échographie), en passant le plus souvent par une petite ponction au niveau du poignet (radiale) ou de l’aine (fémorale), selon l’anatomie et l’indication. (radiologieinterventionnelle78.com)
Pourquoi on parle de “mini-invasif” ?
La radiologie interventionnelle regroupe des gestes diagnostiques ou thérapeutiques guidés par l’imagerie, réalisés à travers la peau, avec une incision millimétrique plutôt qu’une chirurgie ouverte : en pratique, cela vise souvent moins de douleur, moins de cicatrice et une récupération plus rapide (selon l’acte et le terrain). (radiologieinterventionnelle78.com)
Dans quels cas une embolisation peut être proposée dans les Yvelines ?
Les indications exactes dépendent de votre situation, de vos examens (échographie, IRM, scanner…), de vos symptômes, et d’une discussion avec les spécialistes concernés (gynécologue, urologue, médecin vasculaire…). Ci-dessous, des situations fréquentes décrites en pratique et dans les fiches d’information professionnelles.
Santé de la femme : fibromes, adénomyose, syndrome de congestion pelvienne
Fibromes (myomes) et/ou adénomyose symptomatiques : l’embolisation utérine vise à réduire les symptômes (saignements, douleurs, gêne de compression) tout en évitant l’ablation de l’utérus, lorsque l’indication est posée. Le bilan comporte notamment une IRM pelvienne avant embolisation. (radiologieinterventionnelle78.com)
Varices pelviennes / syndrome de congestion pelvienne (SCP) : douleurs/pesanteur pelviennes chroniques, parfois majorées en position debout, pendant les règles ou après les rapports. Le diagnostic peut s’appuyer sur l’échodoppler et l’IRM (cartographie veineuse), et le traitement endovasculaire consiste à fermer les veines responsables (coils/colle/sclérose selon les cas). (radiologieinterventionnelle78.com)
À noter : sur le plan épidémiologique, les fibromes sont très fréquents au cours de la vie ; selon le NIH, ils peuvent concerner une large proportion de femmes avant 50 ans (fourchettes variables selon les études et populations). (discoverwhr.nih.gov)
Santé de l’homme : hypertrophie bénigne de prostate (HBP) et varicocèle
Embolisation de la prostate (PAE) pour HBP : proposée chez des patients dont les symptômes urinaires altèrent la qualité de vie (échec/refus du traitement médical, ou contexte particulier), avec un bilan comprenant questionnaires (IPSS…), échographie (résidu post-mictionnel), IRM/angioscanner selon les équipes. (radiologieinterventionnelle78.com)
Embolisation de varicocèle : peut être discutée en cas de gêne/douleur, d’infertilité ou d’anomalie du spermogramme. Le bilan initial passe classiquement par une échographie-Doppler scrotale (souvent debout et manœuvre de Valsalva). (radiologieinterventionnelle78.com)
En toile de fond, l’HBP est fortement liée à l’âge : des données épidémiologiques synthétiques montrent une prévalence clinique qui augmente avec les décennies (valeurs variables selon définitions et populations). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Oncologie interventionnelle / rein : angiomyolipome (AML) rénal
L’embolisation d’un angiomyolipome (AML) rénal peut être proposée pour prévenir une hémorragie (par exemple si la lésion dépasse certains seuils de taille ou présente des micro-anévrismes), ou traiter un saignement. Le guidage se fait par cathétérisme artériel, avec occlusion très sélective des branches alimentant la lésion. (radiologieinterventionnelle78.com)
Tableau récapitulatif : indications et parcours typique
Embolisation | Symptômes / objectif | Imagerie/bilan souvent requis | Organisation habituelle | Suites attendues (ordre de grandeur) |
|---|---|---|---|---|
Utérine (fibromes / adénomyose) | Diminuer saignements, douleurs, effet de masse | Échographie + IRM pelvienne | Souvent 1 nuit d’hospitalisation | Reprise progressive ; arrêt de travail parfois ~10–15 jours |
Varices pelviennes (SCP) | Améliorer douleurs/pesanteur pelviennes | Échodoppler + IRM (± scanner injecté en poussée) | Hospitalisation de jour, parfois plusieurs séances | Douleurs transitoirement majorées quelques jours possibles |
Prostate (PAE) | Améliorer symptômes urinaires d’HBP, alternative à chirurgie | Bilan urologique + imagerie artérielle selon cas | Souvent ambulatoire (day-case) | Fatigue/irritations urinaires transitoires possibles |
Varicocèle | Douleur/gêne, infertilité, anomalie du spermogramme | Écho-Doppler scrotal | Ambulatoire (surveillance de quelques heures) | Éviter sport/rapports 1 semaine selon protocoles |
Hémorroïdaire (Emborroïd) | Réduire les saignements (selon grades et échec traitements) | Bilan proctologique + cartographie artérielle per-procédure | Ambulatoire | Peu invasif ; surveiller saignements/fièvre selon consignes |
Angiomyolipome rénal | Prévenir/traiter une hémorragie | Scanner/IRM rénale | Hospitalisation de jour | Contrôle imagerie ultérieur (scanner/IRM) |
Ces éléments sont donnés à titre indicatif : la durée, la douleur et la reprise d’activité dépendent de l’acte, de l’anatomie, des traitements en cours (anticoagulants, antiagrégants), et de votre état général. (radiologieinterventionnelle78.com)
Le parcours patient, étape par étape (de la première consultation au suivi)
Consultation dédiée : reprise de l’histoire, analyse des symptômes, relecture des examens, explication des bénéfices/risques et des alternatives.
Bilan pré-procédure : imagerie adaptée (IRM/échographie/scanner), parfois bilan biologique, et validation des traitements (anticoagulants, antiagrégants, diabète, etc.).
Jour J : installation, surveillance, anesthésie locale au point de ponction + sédation si nécessaire, procédure guidée par imagerie.
Surveillance post-acte : contrôle du point de ponction, douleur, paramètres vitaux, puis retour à domicile (ou nuit d’hospitalisation selon indication).
Suivi : consultation(s) et imagerie de contrôle, selon protocole (ex. à 6 semaines, 3 mois, 6 mois…).
Dans un centre de radiologie interventionnelle des Yvelines, l’organisation repose souvent sur une consultation explicative en amont et un circuit coordonné (radiologue interventionnel, anesthésie, spécialistes correspondants). (radiologieinterventionnelle78.com)
Avant l’intervention : ce qui est le plus souvent utile d’anticiper
Apporter vos examens (comptes rendus + images si possible) : échographies, IRM, scanners, bilans biologiques récents.
Signaler toute allergie (notamment aux produits de contraste), une insuffisance rénale, une grossesse possible, et vos traitements (aspirine, clopidogrel, anticoagulants…).
Comprendre l’objectif : traiter une cause vasculaire (ou l’alimentation vasculaire d’un organe/lésion) sans chirurgie ouverte.
Le jour J : comment se déroule une embolisation
Le radiologue interventionnel réalise une ponction millimétrique, introduit un cathéter dans le réseau vasculaire, puis navigue jusqu’aux vaisseaux cibles grâce au guidage radioscopique et à l’injection de produit de contraste. L’agent d’embolisation (microparticules, coils, colle, sclérose…) est ensuite délivré de manière sélective. (cirse.org)
Point clé : l’embolisation n’est pas “une solution unique” ; elle s’inscrit dans une stratégie de prise en charge, avec indication posée au cas par cas et un suivi programmé.
Après l’intervention : douleur, reprise d’activité, contrôles
Les suites sont variables selon l’indication : après embolisation utérine, des douleurs/crampes et un syndrome post-embolisation peuvent survenir, justifiant parfois une nuit d’hospitalisation et un arrêt de travail adapté. Après embolisation veineuse (varicocèle, varices pelviennes), une gêne/douleur transitoire peut apparaître, souvent contrôlée par antalgiques/anti-inflammatoires, avec retour à domicile le jour même. (radiologieinterventionnelle78.com)
Bénéfices attendus : ce que disent les données (et ce qu’il faut en comprendre)
Les résultats dépendent de la bonne indication, de la technique, de l’anatomie vasculaire et des objectifs (saignements, douleur, compression, fertilité…). Quelques ordres de grandeur, issus de pages d’information médicale et de fiches patients :
Embolisation utérine : amélioration des saignements rapportée dans une large majorité des cas (des taux de succès sur les saignements sont indiqués dans une fourchette d’environ 81–94% selon sources citées). (radiologieinterventionnelle78.com)
Varices pelviennes (SCP) : amélioration partielle ou complète souvent rapportée (fourchette large, environ 50–90% selon les études). (radiologieinterventionnelle78.com)
Embolisation hémorroïdaire : amélioration des saignements rapportée avec une variabilité selon les séries (ex. 60–80% selon études mentionnées). (radiologieinterventionnelle78.com)
Varicocèle : amélioration clinique et fertilité possibles, avec un risque de récidive variable selon séries (fourchette 0–16% mentionnée selon études). (radiologieinterventionnelle78.com)
Angiomyolipome rénal : objectif principal = réduire le risque hémorragique et traiter/éviter une rupture, avec suivi par imagerie. (radiologieinterventionnelle78.com)
À retenir : ces chiffres sont des résultats publiés ou rapportés dans des contextes précis. En consultation, l’important est de traduire ces données en bénéfice attendu pour votre situation (vos symptômes, votre anatomie, vos attentes). (cirse.org)
Risques, contre-indications et sécurité : ce qu’il faut savoir
Risques généraux (toutes embolisations)
Hématome au point de ponction (le plus souvent transitoire).
Allergie aux produits de contraste iodés (rare mais à anticiper).
Fonction rénale : prudence en cas d’insuffisance rénale sévère (adaptation/contre-indication selon cas).
Embolisation non ciblée (rare) : risque théorique de migration de matériel ou d’embolisation d’une branche non souhaitée, réduit par l’imagerie et l’expérience.
Pour certaines procédures, des fiches patients détaillent aussi l’exposition aux rayons X et la stratégie de minimisation des doses ; par exemple, une fiche BSIR (2025) indique un ordre de grandeur de dose moyenne pouvant être comparée à quelques scanners abdominaux, avec une pratique visant la dose la plus faible raisonnablement possible. (bsir.org)
Exemples de points d’attention selon l’indication
Embolisation utérine : douleur post-procédure et syndrome post-embolisation possibles, complications globalement rares dans les séries rapportées (ordre de grandeur faible). (radiologieinterventionnelle78.com)
Embolisation prostatique : certaines situations constituent des contre-indications (symptômes non liés à l’HBP, cancer évolué, artériopathie sévère compliquant l’accès, insuffisance rénale sévère…). (radiologieinterventionnelle78.com)
Embolisation hémorroïdaire : attention particulière en cas d’allergie au contraste/insuffisance rénale majeure et selon le grade de prolapsus. (radiologieinterventionnelle78.com)
Choisir un centre de radiologie interventionnelle dans les Yvelines : critères concrets
Consultation dédiée et information claire (indications, alternatives, risques, suivi).
Plateau technique adapté à l’acte (salle interventionnelle, imagerie, matériel d’embolisation varié).
Accès à l’anesthésie (sédation/analgésie) et protocoles de prise en charge de la douleur.
Coordination avec gynécologue/urologue/médecins correspondants selon la pathologie.
Dans les Yvelines, le Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II décrit notamment une consultation dédiée, une localisation à l’Hôpital Privé de Parly 2 (Le Chesnay-Rocquencourt) et un fonctionnement au sein d’un établissement disposant d’une permanence médicale. (radiologieinterventionnelle78.com)
FAQ – Embolisation et radiologie interventionnelle dans les Yvelines (78)
Après une embolisation utérine dans les Yvelines, combien de temps d’arrêt de travail prévoir ?
La durée d’arrêt de travail dépend de l’intensité des symptômes initiaux, de votre tolérance à la douleur et du protocole de prise en charge. À titre indicatif, une information médicale locale mentionne souvent une hospitalisation d’une nuit et un arrêt de travail pouvant aller d’environ 10 à 15 jours après embolisation utérine, avec une reprise progressive des activités. L’objectif est de laisser passer la période la plus inconfortable (crampes/douleurs) et d’éviter la fatigue excessive. (radiologieinterventionnelle78.com)
Faut-il une ordonnance ou un spécialiste pour une consultation en radiologie interventionnelle dans les Yvelines ?
Dans la pratique, l’orientation se fait fréquemment via un spécialiste (gynécologue, urologue, médecin vasculaire, proctologue…) qui a déjà établi le diagnostic et réalisé une première partie du bilan. Cela permet d’arriver en consultation avec des examens pertinents (échographie, IRM, etc.) et une question médicale précise. Pour certaines indications (comme les fibromes), la sélection des patientes est classiquement discutée avec le gynécologue. (cirse.org)
Embolisation de la prostate (PAE) : est-ce que ça préserve l’éjaculation ?
La PAE vise à diminuer la vascularisation de la zone prostatique responsable de l’obstruction, sans résection endoscopique de tissu. Des informations de prise en charge indiquent que, comparée à certaines chirurgies de l’HBP, la PAE peut présenter l’avantage de préserver l’éjaculation (notamment éviter l’éjaculation rétrograde), ce qui peut être un critère important selon les attentes du patient. L’éligibilité dépend toutefois du bilan et des contre-indications (ex. causes non liées à l’HBP). (radiologieinterventionnelle78.com)
Embolisation des varices pelviennes : une seule séance suffit-elle ?
Pas toujours. Selon l’anatomie veineuse, l’étendue des varices et l’existence de “points de fuite” vers les membres inférieurs, plusieurs séances peuvent être nécessaires, espacées de quelques semaines ou mois, afin de traiter l’ensemble des territoires responsables. Il est aussi fréquent que les douleurs soient transitoirement majorées quelques jours après le geste, avant amélioration. Le suivi (par exemple à 6 semaines) sert à évaluer le bénéfice clinique et à décider si un complément est utile. (radiologieinterventionnelle78.com)
Et maintenant ?
Si vous envisagez une embolisation dans le 78, vous pouvez approfondir selon votre situation : comprendre la radiologie interventionnelle, lire les pages dédiées à l’embolisation utérine, à l’embolisation des varices pelviennes, à l’embolisation de la prostate ou à l’embolisation de varicocèle. Pour organiser une venue, la page Rendez-vous en ligne (Centre Parly 2) détaille l’accès à la prise de rendez-vous.
Pour des ressources externes fiables, vous pouvez aussi consulter les fiches patients du CIRSE (embolisation des fibromes) et du CIRSE (embolisation du syndrome de congestion pelvienne), ainsi que la fiche BSIR (PAE).


