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Arthrose du genou : l’embolisation géniculaire, une nouvelle option non chirurgicale

  • 27 mai
  • 5 min de lecture
Médecin examinant le genou gonflé d'un patient âgé en clinique lumineuse.

L’embolisation géniculaire change la prise en charge de certaines arthroses du genou. Cette procédure mini-invasive ne remplace pas la chirurgie chez tout le monde, mais elle peut réduire une douleur persistante quand les traitements habituels ont déjà été essayés. (uclahealth.org)

Le principe est d’agir sur les petites artères qui alimentent la synoviale inflammatoire afin de faire baisser l’hypervascularisation et l’inflammation locale. Les centres hospitaliers la décrivent comme un geste ambulatoire, généralement réalisé en 1 à 2 heures, mais la littérature montre encore des résultats hétérogènes selon les études.

Pourquoi l’arthrose du genou fait-elle mal ?

La douleur arthrosique n’est pas seulement liée à l’usure du cartilage. La synoviale peut s’enflammer, produire davantage de petits vaisseaux et entretenir un cercle de douleur, d’épanchement et de gêne fonctionnelle. L’embolisation géniculaire cible précisément ce versant inflammatoire, mais elle ne reconstruit pas le cartilage détruit.

Pour replacer ce geste dans le parcours global, le principe général de l’embolisation médicale montre comment une cible vasculaire précise peut être traitée sans chirurgie ouverte. (radiologieinterventionnelle78.com)

En pratique, l’objectif est surtout d’apaiser une douleur inflammatoire locale, pas de “réparer” un genou usé.

Quand envisager l’embolisation géniculaire ?

La sélection est importante. Les centres qui pratiquent ce geste le réservent en général à une arthrose douloureuse depuis plusieurs mois, après échec des traitements conservateurs, chez des patients qui ne souhaitent pas de prothèse ou ne sont pas de bons candidats chirurgicaux. Certains centres ajoutent des critères radiologiques et cliniques plus précis.

Avant de parler d’embolisation, il faut toujours revoir l’ensemble des options de l’arthrose du genou, de la rééducation aux injections en passant par la chirurgie. C’est le rôle du panorama des traitements de l’arthrose du genou dans les Yvelines : remettre chaque solution à sa place dans le parcours de soins. (american-hospital.org)

Critères souvent discutés en consultation

Situation

Ce que l’on cherche

Repère clinique

Douleur chronique malgré rééducation, anti-inflammatoires ou injections

Réduire l’inflammation et la douleur

GAE est proposée après échec des traitements conservateurs.

Patient qui souhaite éviter ou repousser une prothèse

Offrir une option mini-invasive

Plusieurs centres la décrivent comme une alternative non chirurgicale en ambulatoire.

Arthrose avancée avec déformation osseuse importante

Réévaluer la place de la chirurgie

Certains centres considèrent ces situations comme moins favorables à l’embolisation.

Infection, cancer ou autres facteurs de prudence

Sécuriser la sélection

Ces éléments peuvent exclure des candidats selon les équipes.

La décision se prend idéalement de façon pluridisciplinaire, avec radiologue interventionnel, médecin traitant et orthopédiste. C’est particulièrement utile quand la douleur est importante mais que l’indication chirurgicale n’est pas évidente. (nm.org)

Comment se déroule le geste ?

Le traitement est réalisé par un radiologue interventionnel. Il s’agit le plus souvent d’un geste ambulatoire, sous sédation légère ou anesthésie adaptée, avec une durée qui tourne autour de 1 à 2 heures selon les équipes.

  1. Un accès artériel est réalisé, le plus souvent au niveau de l’aine, puis un cathéter est guidé sous rayons X vers les artères géniculées.

  2. Une angiographie repère les zones inflammatoires et l’hypervascularisation de la synoviale.

  3. De micro-particules ou agents liquides sont injectées pour diminuer le flux sanguin local et calmer l’inflammation.

  4. Le patient rentre généralement le jour même, avec une amélioration dont le délai peut varier de quelques jours à deux semaines selon les centres.

Les aspects pratiques de préparation, d’imagerie et de traitements à adapter sont détaillés dans la fiche consacrée à la préparation d’une embolisation.

Quels résultats attendre, et avec quelle prudence ?

Sur le plan symptomatique, la plupart des séries et méta-analyses retrouvent une amélioration de la douleur et des scores fonctionnels dans les mois qui suivent l’embolisation géniculaire. Une méta-analyse publiée en 2023 rapporte des diminutions significatives des scores de douleur et de WOMAC sur 12 mois. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Il faut toutefois garder une lecture équilibrée. Une revue systématique récente rappelle que beaucoup d’études restent de petite taille et souvent non comparatives. (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)

En revanche, des données prospectives à 2 ans montrent qu’une partie des bénéfices peut se maintenir dans le temps et que, dans cette cohorte, les événements indésirables liés au geste sont survenus dans les 12 premiers mois, sans nouvel événement rapporté au-delà. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Risques, effets indésirables et précautions

Comme toute procédure endovasculaire, l’embolisation géniculaire expose à des effets indésirables, le plus souvent transitoires. Les centres rapportent surtout une douleur passagère, une modification temporaire de la couleur de la peau, parfois un hématome au point de ponction. Les complications majeures semblent rares dans les séries publiées.

  • Une modification temporaire de la couleur de la peau peut apparaître sur le genou et disparaître spontanément en quelques jours.

  • Un hématome au niveau du point de ponction fémorale est possible et justifie surtout une surveillance simple.

  • Si vous prenez un anticoagulant ou un antiagrégant, ce point doit être anticipé avant le geste ; les précautions avant et après l’intervention rappellent qu’il ne faut jamais modifier seul son traitement.

La préparation compte beaucoup : liste des médicaments, allergies, fonction rénale et coordination avec les autres médecins font partie du bilan habituel avant une embolisation.

FAQ : embolisation géniculaire et arthrose du genou

L’embolisation des artères géniculées peut-elle constituer une alternative non chirurgicale efficace pour l’arthrose du genou ?

Oui, elle peut être une option intéressante chez des patients bien sélectionnés, surtout lorsque la douleur persiste malgré les traitements habituels. Les centres hospitaliers la présentent comme une alternative mini-invasive pour réduire l’inflammation et la douleur. En revanche, les études restent hétérogènes : les méta-analyses sont encourageantes. Il faut donc la voir comme une option à discuter, pas comme une solution universelle.

Qui peut bénéficier de l’embolisation de l’arthrose du genou et quels critères de sélection sont pris en compte ?

Les meilleurs candidats sont souvent des patients souffrant d’une arthrose douloureuse depuis plusieurs mois, malgré la rééducation, les anti-inflammatoires ou les injections. Les équipes regardent aussi l’imagerie, l’état mécanique du genou, l’existence d’une déformation, l’importance de la douleur et le fait qu’une prothèse soit ou non indiquée. Certains éléments, comme une infection ou une tumeur, peuvent faire renoncer au geste. La décision se prend toujours au cas par cas.

Comment se déroule une embolisation des artères géniculées du genou et quels sont les risques associés ?

Le geste se fait par voie artérielle, sous guidage radiologique, avec injection de micro-particules dans les petits vaisseaux responsables de l’hypervascularisation. Il est généralement réalisé en ambulatoire, en 1 à 2 heures, puis le patient rentre le jour même. Les effets indésirables sont le plus souvent limités à une douleur transitoire, une modification temporaire de la peau ou un hématome au point de ponction. Les complications graves restent rares dans les séries disponibles.

Cette procédure permet-elle d’éviter une prothèse du genou ou de retarder la chirurgie orthopédique ?

Parfois, oui, surtout si l’objectif est de soulager la douleur et de gagner du temps avant une chirurgie. Mais elle ne remplace pas une prothèse lorsque l’arthrose est très avancée, déformante ou mécaniquement invalidante. Elle peut donc servir de solution intermédiaire, utile chez des patients qui ne sont pas prêts pour l’opération ou qui ne sont pas de bons candidats chirurgicaux. L’essentiel est de garder une stratégie réaliste : soulager, oui ; tout résoudre définitivement, pas toujours.

Quels résultats attendre et quelle est la durée du soulagement après embolisation de l’artère géniculée ?

Le soulagement n’est pas immédiat chez tout le monde, mais il peut apparaître en quelques jours à quelques semaines. Les études montrent souvent une amélioration de la douleur et de la fonction sur plusieurs mois, parfois jusqu’à 12 ou 24 mois chez certains patients suivis. En revanche, la durée exacte varie beaucoup selon le stade de l’arthrose, le terrain, la technique utilisée et l’existence d’autres douleurs du genou. C’est précisément pour cela qu’une consultation spécialisée est utile.

Et maintenant ?

Si votre arthrose du genou reste douloureuse malgré les traitements de première intention, une consultation spécialisée permet de vérifier si l’embolisation géniculaire a du sens dans votre cas. Vous pouvez commencer par la page dédiée à l’embolisation articulaire ou revenir à RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78 pour organiser la suite du parcours. Pour aller plus loin, consultez RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78.

 
 
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