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Cimentoplastie vertébrale : soulager les douleurs des tassements vertébraux

  • il y a 2 heures
  • 6 min de lecture
Médecin examinant une radiographie de colonne vertébrale dans une clinique lumineuse, avant cimentoplastie.

La cimentoplastie vertébrale peut calmer rapidement une douleur de tassement vertébral. Ce geste mini-invasif consiste à consolider la vertèbre fracturée avec du ciment osseux, sous guidage radiologique, pour réduire la douleur et faciliter la mobilisation. (radiologyinfo.org)

Elle n’est pas proposée pour un simple mal de dos. Les recommandations officielles la réservent surtout aux fractures vertébrales récentes, non consolidées, encore très douloureuses malgré un traitement adapté et confirmées par l’examen clinique et l’imagerie. (nice.org.uk)

En quoi consiste la cimentoplastie vertébrale ?

La cimentoplastie, souvent appelée vertébroplastie, repose sur une injection de ciment médical dans le corps vertébral. L’objectif est double : stabiliser la fracture et supprimer le micro-mouvement qui entretient la douleur. La kyphoplastie est une variante proche, où un ballon est d’abord gonflé pour créer un espace avant l’injection du ciment.

Dans un centre de radiologie interventionnelle, le geste est réalisé avec une imagerie en temps réel, le plus souvent dans une salle dédiée. Pour comprendre ce cadre technique, vous pouvez consulter la radiologie interventionnelle.

Dans quels cas la cimentoplastie est-elle envisagée ?

La prise de décision repose surtout sur la douleur, l’ancienneté de la fracture et la concordance entre les symptômes et l’imagerie. Les situations les plus classiques sont les suivantes :

  • Fracture ostéoporotique récente : le geste se discute quand la douleur reste importante malgré les antalgiques, le repos relatif et parfois le corset, après confirmation par l’examen et l’imagerie.

  • Tassement sur os fragilisé : l’âge, l’ostéopénie et les corticoïdes au long cours sont des contextes souvent associés à ces fractures. (nice.org.uk)

  • Atteinte tumorale du corps vertébral : des métastases ou un myélome peuvent aussi relever d’une vertébroplastie dans certains dossiers.

  • Hémangiome vertébral symptomatique : cette indication existe également, mais elle reste plus ciblée.

Les indications, bénéfices et risques de la cimentoplastie vertébrale méritent donc une évaluation médicale précise, car le bon candidat est celui chez qui la douleur correspond bien à la fracture et non à une autre cause.

“Severe ongoing pain after a recent, unhealed vertebral fracture.”

À l’inverse, ce geste n’est pas destiné aux hernies discales, à l’arthrose du dos ni aux fractures déjà consolidées.

Comment se déroule le geste ?

Dans la pratique, la procédure commence par une relecture des images et une vérification du contexte clinique. Le jour du geste, l’équipe contrôle notamment les traitements qui fluidifient le sang, car certains médicaments doivent être adaptés avant l’intervention.

Sur la page dédiée à la cimentoplastie et la vertébroplastie, le centre décrit un traitement guidé par l’imagerie et réalisé sous anesthésie locale, ce qui correspond à l’esprit de ces procédures mini-invasives. (mskcc.org)

  1. Le radiologue interventionnel positionne l’aiguille dans la vertèbre sous contrôle de l’imagerie en temps réel.

  2. Le ciment est injecté dans le corps vertébral afin de consolider la fracture et de réduire la douleur.

  3. Une courte surveillance suit le geste, puis la reprise de l’appui et de la marche est généralement rapide.

La procédure est souvent ambulatoire. Beaucoup de patients rentrent chez eux le jour même, ou peu après, selon leur état général et l’organisation du parcours de soins.

Quels résultats attendre après une cimentoplastie vertébrale ?

Le bénéfice recherché est d’abord antalgique : une partie des patients ressent une amélioration immédiate, et d’autres dans les deux jours. Beaucoup reprennent ensuite plus facilement leurs activités quotidiennes. RadiologyInfo indique aussi qu’après vertébroplastie, environ 75 % des patients récupèrent une mobilité perdue.

Le résultat varie selon l’ancienneté de la fracture et la bonne adéquation entre la douleur et la lésion traitée. Plus le tassement est récent et clairement identifié comme la source de la douleur, plus la probabilité d’un bénéfice clinique est élevée.

Cimentoplastie, vertébroplastie et kyphoplastie : quelles différences ?

Tableau comparatif des principales options

Technique

Principe

À retenir

Vertébroplastie

Injection directe de ciment dans la vertèbre sous guidage d’image.

Elle stabilise la fracture et vise surtout le soulagement rapide de la douleur.

Kyphoplastie

Un ballon crée d’abord une cavité, puis le ciment est injecté.

Une méta-analyse publiée en 2023 a montré moins de fuite de ciment et une meilleure restauration de la hauteur vertébrale, avec des résultats antalgiques globalement comparables. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Traitement conservateur

Antalgiques, repos relatif, corset ou orthèse selon le dossier.

Il reste fréquent en première intention, mais il peut laisser persister une douleur importante si la fracture ne consolide pas.

En pratique, la kyphoplastie n’est pas “meilleure” dans tous les cas. La méta-analyse de 2023 a inclus 8 études : elle retrouve surtout un gain sur la hauteur vertébrale et la fuite de ciment, alors que la douleur et plusieurs autres critères ne différaient pas statistiquement. Le choix dépend donc de l’imagerie, de l’ancienneté de la fracture, du degré d’effondrement et du profil du patient.

Quels sont les risques et les limites ?

Comme tout geste percutané, la cimentoplastie a des limites et des risques. Les principaux sont la fuite de ciment, l’infection, le saignement, les symptômes neurologiques rares et les fractures de voisinage. RadiologyInfo estime que l’infection nécessitant des antibiotiques concerne moins de 1 patient sur 1 000, et qu’environ 10 % des patients peuvent développer une nouvelle compression après le geste.

Le risque augmente surtout quand l’os est très fragilisé ou quand la fracture initiale est déjà complexe. Une méta-analyse publiée en 2025 a ainsi retrouvé des odds de refracture plus élevées en cas de densité minérale osseuse plus basse, d’antécédent de fracture vertébrale, de tabagisme, d’usage de glucocorticoïdes et de fuite de ciment. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Enfin, le geste n’est pas indiqué pour une douleur mécanique banale du dos, une hernie discale ou une fracture déjà cicatrisée. C’est pourquoi la sélection du patient compte autant que la technique elle-même.

FAQ sur la cimentoplastie vertébrale

Qu’est-ce que la cimentoplastie vertébrale et comment peut-elle soulager la douleur ?

La cimentoplastie vertébrale, ou vertébroplastie, consiste à injecter du ciment osseux dans une vertèbre fragilisée sous contrôle de l’imagerie. Le but est de stabiliser le tassement pour supprimer le micro-mouvement responsable de la douleur. Dans les bonnes indications, le soulagement peut être rapide, parfois dès le jour même ou dans les jours qui suivent. La technique est surtout utile quand une fracture récente reste très douloureuse malgré un traitement bien conduit.

Quels sont les risques et complications possibles ?

Les complications existent, mais elles restent globalement peu fréquentes. Les principales sont la fuite de ciment, l’infection, la douleur transitoire au point de ponction, les symptômes neurologiques rares et, plus rarement, une nouvelle fracture de voisinage. RadiologyInfo mentionne une infection nécessitant des antibiotiques à moins de 1 pour 1 000 et environ 10 % de nouvelles compressions vertébrales après le geste. Le risque dépend aussi de la qualité osseuse et du contexte clinique.

Quelles sont les indications précises pour la réaliser ?

La cimentoplastie est surtout envisagée pour une fracture vertébrale ostéoporotique récente, non consolidée, encore très douloureuse malgré un traitement adapté et confirmée par l’examen clinique et l’imagerie. Elle peut aussi se discuter en cas de tumeur du corps vertébral, de myélome ou d’hémangiome symptomatique. En revanche, elle n’est pas faite pour une hernie discale, une arthrose du dos ou une fracture cicatrisée. Le point clé reste toujours la concordance entre la douleur et la fracture.

Combien de temps dure une cimentoplastie et comment se passe la récupération ?

La durée varie selon le nombre de vertèbres traitées et la technique employée, mais elle se situe souvent autour d’une à trois heures. La plupart des patients sont ensuite surveillés en salle de réveil, puis peuvent rentrer le jour même selon leur état général. La reprise de la marche est généralement rapide, et la douleur post-geste diminue en quelques jours. Les consignes de reprise d’activité doivent toutefois rester progressives, surtout pendant les premières semaines. (northerncarealliance.nhs.uk)

Kyphoplastie et cimentoplastie : laquelle choisir ?

La kyphoplastie est une forme de cimentoplastie dans laquelle un ballon est d’abord gonflé pour créer une cavité avant l’injection du ciment. Elle peut mieux restaurer la hauteur vertébrale et réduire la fuite de ciment, comme l’a montré une méta-analyse publiée en 2023 sur 8 études. En revanche, le soulagement de la douleur est souvent comparable entre les techniques. Le choix dépend donc de la morphologie du tassement, de l’imagerie et du projet thérapeutique global.

Et maintenant ?

Si vous souffrez d’un tassement vertébral douloureux, l’étape la plus utile est une évaluation spécialisée. Vous pouvez commencer par le site du Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II et par la page dédiée à la cimentoplastie et la vertébroplastie pour comprendre le parcours de prise en charge. Pour les bases du geste, le rappel sur la radiologie interventionnelle peut aussi être utile. Pour aller plus loin, consultez RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78.

 
 
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