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Embolisation médicale 78 (Yvelines) : pour qui et dans quels cas ?

  • Cedric KTORZA
  • il y a 7 jours
  • 7 min de lecture
Vignette photoréaliste rassurante en salle de radiologie interventionnelle lumineuse montrant un radiologue avec patient sur table et écran d’angiographie avec réseau vasculaire stylisé, microcathéter et zone ciblée en halo, avec silhouette abstraite des Yvelines en arrière-plan — embolisation médicale 78.

L’embolisation médicale peut éviter une chirurgie.

Dans les Yvelines (78), l’embolisation est une technique de radiologie interventionnelle mini-invasive qui consiste à bloquer sélectivement un vaisseau (le plus souvent une artère, parfois une veine) pour traiter une maladie à sa source : saignement, douleur, hypervascularisation, varices, symptômes urinaires, etc. Concrètement, elle s’adresse à des patients qui cherchent une alternative moins invasive, ou à ceux pour qui la chirurgie est risquée, non souhaitée ou non possible.

Pour en savoir plus sur l’approche globale, vous pouvez consulter la page du principe de la radiologie interventionnelle, ou accéder directement au site du Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II (Yvelines).

Embolisation médicale : définition simple (et ce que ça change pour le patient)

Le principe

L’embolisation médicale est réalisée par un médecin radiologue interventionnel, sous contrôle de l’imagerie (rayons X/fluoroscopie, parfois échographie). Un microcathéter est guidé dans les vaisseaux depuis un point de ponction (souvent à l’aine ou au poignet), puis un agent embolisant (microbilles, coils/spirales, colle, etc.) est délivré pour interrompre ou réduire un flux sanguin ciblé.

Pourquoi c’est souvent “mini-invasif”

  • Pas d’incision chirurgicale : une simple ponction.

  • Souvent sous anesthésie locale, avec sédation/antalgiques si nécessaire selon l’acte et le contexte.

  • Récupération généralement plus rapide qu’une chirurgie, avec un retour à la vie quotidienne souvent accéléré (variable selon indication).

À retenir : l’embolisation n’est pas “moins efficace par nature” qu’une chirurgie : elle est différente. Le bon choix dépend surtout de l’indication, de l’anatomie vasculaire, de la sévérité des symptômes et de vos objectifs.

Embolisation médicale 78 : pour qui ? (profils de patients les plus concernés)

1) Patients qui veulent une alternative à la chirurgie (quand c’est pertinent)

Beaucoup d’indications d’embolisation ont été développées pour proposer une option moins invasive lorsque la chirurgie existe mais n’est pas idéale : convalescence, douleurs postopératoires, risques liés à l’anesthésie générale, ou simple préférence personnelle.

2) Patients à risque opératoire, fragiles, ou polymédiqués

Selon les cas, l’embolisation peut être envisagée chez des patients dont le terrain médical rend une chirurgie plus délicate (comorbidités, âge, antécédents). La décision se fait au cas par cas, avec une évaluation médicale complète.

3) Patients avec symptômes chroniques qui altèrent la qualité de vie

Douleurs pelviennes, saignements répétés, gêne urinaire, douleur articulaire, etc. L’embolisation cible souvent un mécanisme “vasculaire” (hypervascularisation, inflammation, reflux veineux) pouvant entretenir les symptômes.

4) Patients orientés dans le cadre d’un parcours coordonné

Très fréquemment, l’indication est posée après discussion avec le médecin adresseur (gynécologue, urologue, gastro-entérologue/proctologue, néphrologue, médecin vasculaire, médecin traitant). À titre d’exemple, la HAS cite l’embolisation des artères utérines parmi les options non médicamenteuses des fibromes (mise à jour 2023).

Dans quels cas l’embolisation est-elle envisagée ? (exemples concrets)

Il existe de nombreuses embolisations. Ci-dessous, des exemples typiques en pratique clinique, avec des pages d’information dédiées lorsque disponibles.

Tableau : indications fréquentes, objectifs et profils

Indication (exemples)

Symptômes fréquents

Objectif de l’embolisation

Profil de patient souvent concerné

Fibromes / adénomyose (embolisation utérine)

Règles abondantes, douleurs pelviennes, anémie

Réduire la vascularisation, diminuer les symptômes, éviter/retarder une chirurgie

Patiente symptomatique après échec/limites du traitement médical

HBP : embolisation de la prostate

Jet faible, levers nocturnes, urgences mictionnelles

Diminuer le volume et l’hypervascularisation prostatique pour améliorer les symptômes

Homme avec symptômes urinaires persistants malgré traitements

Varices pelviennes (syndrome de congestion pelvienne)

Douleurs pelviennes chroniques, lourdeurs, varices

Traiter un reflux veineux / varicosités responsables des douleurs

Souvent femme, douleurs chroniques inexpliquées après bilan

Hémorroïdes (embolisation artérielle)

Saignements chroniques, gêne

Réduire l’apport sanguin des artères impliquées dans le saignement

Patient avec saignements persistants, chirurgie non souhaitée ou à risque

Douleurs articulaires (embolisation articulaire)

Douleur chronique (ex. genou), limitation fonctionnelle

Cibler l’hypervascularisation liée à l’inflammation

Patient douloureux malgré prise en charge conservatrice (selon évaluation)

Embolisation utérine : fibromes et adénomyose

Chez des patientes symptomatiques, l’embolisation des artères utérines vise à traiter la cause vasculaire des symptômes. La HAS rappelle que les fibromes concernent 20–30% des femmes de plus de 30 ans (mise à jour 2023) et que les options non médicamenteuses incluent notamment l’embolisation.

En termes de données, l’essai randomisé EMMY (publication 2016, suivi à 10 ans) rapporte qu’environ deux tiers des patientes traitées par embolisation ont pu éviter une hystérectomie sur le long terme, avec une satisfaction élevée (78% “(très) satisfaites” dans le groupe embolisation).

Pour une présentation pratique : embolisation utérine — fibromes et adénomyose.

Embolisation de la prostate (HBP) : symptômes urinaires

L’embolisation des artères prostatiques (PAE) est une option mini-invasive pour certains hommes souffrant d’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) avec symptômes urinaires persistants.

Dans un essai randomisé (BMJ, 2018), l’amélioration des symptômes (score IPSS) après PAE à 12 semaines est proche de celle obtenue par la chirurgie (TURP), avec moins d’événements indésirables, mais des résultats fonctionnels (débit urinaire) parfois inférieurs à la TURP. D’autres essais et méta-analyses confirment généralement une amélioration symptomatique significative, avec des nuances selon les critères et le suivi.

Varices pelviennes / congestion pelvienne : douleurs chroniques

L’embolisation veineuse est une option dans le syndrome de congestion pelvienne, après un bilan clinique et d’imagerie. Une revue systématique (2038 patientes, publication 2024) rapporte une réussite technique élevée (≈94%) et une baisse de la douleur dans les études incluses, avec des complications globales rapportées autour de 9% (majoritairement mineures dans de nombreuses séries, mais la définition varie selon les publications).

En pratique, le point clé est la sélection : identifier un reflux/une dilatation veineuse réellement corrélée aux symptômes.

Embolisation hémorroïdaire : surtout en cas de saignements

La technique (souvent appelée embolisation des artères rectales supérieures/“Emborrhoid”) vise principalement les saignements chroniques liés à une maladie hémorroïdaire (généralement grades I à III selon les séries). Les études rapportent des taux de succès technique élevés (souvent >90%) et une amélioration clinique chez une majorité de patients, avec des récidives possibles et parfois des séances complémentaires.

Embolisation articulaire : douleur et inflammation (selon indications)

Dans certaines douleurs articulaires chroniques, l’embolisation peut cibler une hypervascularisation associée à l’inflammation. Un essai randomisé contrôlé par procédure simulée (2021) sur l’embolisation des artères géniculées du genou (arthrose) a montré une réduction significative de la douleur à court terme, avec des effets indésirables principalement mineurs rapportés dans l’étude. L’indication reste très dépendante de la situation clinique, du stade et du bilan d’imagerie.

Comment savoir si vous êtes un “bon candidat” ? Les critères qui comptent

Les bons signaux (souvent)

  • Symptômes documentés et gênants (douleur, saignement, retentissement sur le quotidien).

  • Échec ou limites des traitements de première intention (médicaments, mesures hygiéno-diététiques, actes simples selon pathologie).

  • Corrélation imagerie–clinique : la cible vasculaire identifiée explique plausiblement les symptômes.

  • Objectif clair : réduire saignements, douleur, volume, fréquence des symptômes…

Les situations qui demandent une vigilance particulière

Sans faire une liste “universelle” (car elle dépend du type d’embolisation), certains facteurs imposent une évaluation renforcée : insuffisance rénale (produit de contraste), allergie aux contrastes iodés, infection en cours, troubles de l’hémostase, grossesse (selon actes), artères très athéromateuses, ou anatomie vasculaire complexe. Le bénéfice/risque se discute au cas par cas.

Déroulement typique : avant, pendant, après

Avant l’embolisation

  • Consultation et analyse du dossier (symptômes, traitements déjà essayés, antécédents).

  • Imagerie (selon indication : échographie, IRM, scanner, bilan vasculaire).

  • Préparation (prise de sang, adaptation de certains traitements si nécessaire, consignes de jeûne selon anesthésie/sédation).

Pendant

La procédure se fait via une ponction artérielle/veineuse, avec guidage radioscopique. La durée varie : certaines embolisations prennent environ 1 heure, d’autres plus longtemps selon la complexité. Les protocoles d’antalgiques/sédation varient également selon le geste (par exemple, l’embolisation utérine peut nécessiter une prise en charge antalgique plus soutenue, comme le rappelle la littérature d’information patient).

Après

  1. Surveillance post-procédure (point de ponction, douleur, constantes).

  2. Retour à domicile le jour même ou après une courte hospitalisation selon l’acte et votre état.

  3. Suivi : contrôle clinique, parfois imagerie de contrôle (ex. IRM/échographie selon pathologie).

Bénéfices, limites et risques : transparence utile

Les bénéfices attendus (quand l’indication est bien posée)

  • Mini-invasif (ponction, pas d’incision).

  • Récupération souvent plus rapide qu’une chirurgie, selon acte.

  • Alternative lorsque la chirurgie est risquée ou non souhaitée.

  • Ciblage précis d’une zone pathologique.

Les limites à connaître

  • L’embolisation n’est pas adaptée à tous les patients ni à toutes les formes de maladie.

  • Selon l’indication, il peut exister un risque de récidive ou la nécessité d’un geste complémentaire (par exemple si des collatérales vasculaires persistent).

  • Les résultats peuvent dépendre de l’anatomie vasculaire et du stade de la pathologie.

Risques possibles (variables selon l’acte)

Comme tout geste endovasculaire : hématome au point de ponction, douleur, fièvre transitoire, réactions au produit de contraste, infection (rare), complications vasculaires (rare), et effets spécifiques selon l’organe traité. L’objectif est de réduire ces risques par la sélection, la préparation, la technique et la surveillance.

Ressources externes fiables pour aller plus loin

FAQ — Embolisation médicale dans les Yvelines (78)

Comment obtenir un avis pour une embolisation médicale dans le 78 ?

Le plus simple est d’avoir un dossier clair (symptômes, examens, traitements déjà essayés) et d’être orienté(e) par un médecin (médecin traitant, spécialiste). Un avis en radiologie interventionnelle permet de vérifier si l’embolisation est pertinente, quelles sont les alternatives (médicales, chirurgicales) et quel bilan d’imagerie est nécessaire. Dans les Yvelines, vous pouvez consulter les informations du Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II pour comprendre les étapes et préparer votre démarche.

L’embolisation est-elle douloureuse ?

La douleur dépend surtout de l’organe traité et de votre sensibilité. Pendant le geste, une anesthésie locale est réalisée au point de ponction, et une sédation/antalgie peut être proposée selon l’acte. Après, certaines embolisations peuvent provoquer des douleurs inflammatoires transitoires (parfois appelées “syndrome post-embolisation”) nécessitant des antalgiques pendant quelques jours. L’objectif est de prévoir un protocole antalgique adapté et une surveillance, afin que l’inconfort reste contrôlable et temporaire.

En combien de temps voit-on les résultats après une embolisation ?

C’est variable. Pour des saignements (certaines embolisations), l’amélioration peut être rapide. Pour des symptômes liés à un volume ou à une hypervascularisation (fibromes, prostate), l’amélioration peut être progressive sur plusieurs semaines, le temps que les tissus se modifient. Pour des douleurs chroniques (ex. certaines indications articulaires ou pelviennes), l’effet peut être graduel et nécessite parfois un suivi rapproché. Le calendrier “attendu” doit être expliqué au cas par cas, car il dépend du mécanisme traité et des objectifs.

Quels examens sont nécessaires avant une embolisation ?

En général, il faut une évaluation clinique, des examens sanguins (notamment fonction rénale/hémostase selon l’acte) et une imagerie qui confirme la cible (échographie, IRM, scanner, bilan vasculaire). Pour l’embolisation utérine, l’IRM est fréquemment utilisée pour cartographier les fibromes/adénomyose. Pour la prostate, un bilan urologique et des examens fonctionnels sont souvent discutés. Pour la congestion pelvienne, le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques et d’imagerie veineuse.

Et maintenant ?

Si vous pensez être concerné(e) par une embolisation médicale dans le 78 ou à proximité, l’étape suivante est de consulter des informations fiables et de vous orienter vers un parcours adapté. Vous pouvez réserver une démarche via le rendez-vous en ligne au Centre Parly 2, puis approfondir selon votre situation (par exemple : embolisation utérine ou embolisation de la prostate).

 
 
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