Embolisation de la prostate dans les Yvelines (78) : où aller et comment choisir
- Cedric KTORZA
- il y a 16 heures
- 9 min de lecture

Une alternative mini-invasive existe pour l’adénome de la prostate.
Si vous cherchez où faire une embolisation de la prostate dans les Yvelines, l’objectif est double : trouver un centre de radiologie interventionnelle qui pratique l’embolisation des artères prostatiques (EAP/PAE). Dans ce guide, vous allez comprendre la technique, savoir pour qui elle est indiquée, et identifier les critères concrets pour choisir le bon parcours de soins en Yvelines (78).
Embolisation de la prostate : de quoi parle-t-on exactement ?
Le problème : l’HBP (adénome de la prostate) et les symptômes urinaires
L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), aussi appelée adénome de la prostate, est une augmentation de volume de la prostate qui peut comprimer l’urètre et entraîner des troubles urinaires : jet faible, difficultés à démarrer, envies fréquentes, réveils nocturnes, sensation de vidange incomplète, voire rétention d’urines.
En France, l’Assurance Maladie rappelle que l’adénome de la prostate est fréquent à partir de 50 ans et qu’après 70 ans, 37% des hommes présentent un adénome avec symptômes urinaires (ameli.fr, 2025). Côté information santé grand public, VIDAL indique qu’après 60 ans, 60% des hommes souffrent de troubles de la prostate et que cela peut atteindre 90% après 85 ans (VIDAL, mise à jour 2024).
La solution : l’embolisation des artères prostatiques (EAP/PAE)
L’embolisation de la prostate (ou embolisation des artères prostatiques) consiste à réduire l’irrigation sanguine de la partie hyperplasique de la prostate en injectant, via un microcathéter, des microparticules (microbilles) dans les artères qui alimentent la prostate. Le but est de diminuer progressivement le volume prostatique et d’améliorer les symptômes urinaires.
Les recommandations internationales soulignent que la procédure est techniquement exigeante et doit être réalisée par un radiologue interventionnel spécifiquement formé, avec une sélection des patients conjointe entre urologue et radiologue (NICE IPG611, 2018).
À qui s’adresse l’embolisation de la prostate ?
Indications fréquentes (en pratique)
En consultation, l’embolisation est souvent discutée quand :
les symptômes urinaires liés à l’HBP sont gênants et altèrent la qualité de vie ;
le traitement médicamenteux est insuffisant, mal toléré ou non souhaité ;
le patient souhaite une option mini-invasive (souvent sous anesthésie locale), avec une hospitalisation courte ;
il existe des situations où l’on veut/peut éviter une chirurgie endoscopique (à discuter au cas par cas).
Les recommandations européennes (EAU) décrivent l’embolisation comme une option pouvant être réalisée en procédure ambulatoire sous anesthésie locale, par voie fémorale ou radiale, mais notent que les résultats objectifs peuvent être moins optimaux que certaines chirurgies de référence, ce qui doit être expliqué lors du choix (EAU Guidelines – Non-neurogenic Male LUTS, chapitre “Prostatic artery embolisation”).
Contre-indications et situations à clarifier avant de décider
Avant de parler d’embolisation prostatique, il faut s’assurer que les symptômes sont bien liés à l’HBP et non à une autre cause (sténose urétrale, vessie neurologique, etc.). Un bilan complet sert aussi à vérifier la faisabilité technique (état des artères) et à écarter des situations qui relèvent d’une prise en charge différente (par exemple un cancer de la prostate nécessitant un traitement spécifique).
Dans les centres qui pratiquent l’embolisation, ce tri est précisément l’intérêt de la consultation spécialisée et de la discussion urologue + radiologue interventionnel.
Embolisation prostate Yvelines : où aller, concrètement ?
Les 6 critères pratiques pour choisir un centre dans le 78
Pour choisir où faire une embolisation de la prostate dans les Yvelines, vérifiez ces points (ce sont des critères de qualité plus utiles qu’un simple “proche de chez moi”) :
Équipe dédiée : radiologue(s) interventionnel(s) formé(s) à l’embolisation prostatique + collaboration avec un urologue (recommandé par NICE).
Plateau technique : salle d’angiographie (radioscopie) adaptée, accès à l’imagerie (IRM, scanner) et gestion des produits de contraste.
Bilan standardisé : questionnaires (ex. IPSS), échographie avec résidu, débitmétrie, PSA, imagerie prostatique, et imagerie artérielle si nécessaire.
Organisation ambulatoire : prise en charge “hôpital de jour” quand indiqué, avec consignes de sortie et traitement des suites (douleurs/brûlures transitoires).
Gestion des risques : information claire sur les complications possibles (rares mais existantes) et sur la possibilité d’une autre option si échec.
Suivi : contrôle clinique et fonctionnel (symptômes, débit) et coordination avec l’urologue.
Une option dans les Yvelines (78) : Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II
Dans les Yvelines, vous pouvez vous orienter vers le Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II (Le Chesnay-Rocquencourt), présenté sur le site de RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE 78. Le centre décrit une prise en charge en radiologie interventionnelle incluant l’embolisation de la prostate (HBP) et d’autres embolisations (par exemple embolisation de varicocèle), avec consultation dédiée, explication des bénéfices/risques et organisation des rendez-vous.
Pour comprendre l’approche globale (mini-invasive, guidée par l’imagerie), vous pouvez aussi lire : La radiologie interventionnelle : qu’est-ce que c’est ?.
Le parcours type : de la première consultation au retour à la maison
1) La consultation et le bilan préopératoire
Le bilan vise à confirmer que l’HBP explique les symptômes, à mesurer leur sévérité et à préparer une embolisation “sur-mesure” (anatomie des artères). Dans les parcours décrits en pratique clinique, on retrouve fréquemment :
un score de symptômes type IPSS (et parfois une évaluation de la fonction sexuelle) ;
une échographie avec mesure du résidu post-mictionnel et une débitmétrie ;
un dosage du PSA ;
une IRM prostatique si elle est jugée utile selon le contexte ;
un scanner artériel (angioscanner) ou une évaluation vasculaire quand nécessaire pour planifier le geste (cela dépend des habitudes de centre et des situations).
À noter : selon les situations, un urologue peut demander d’autres examens pour éliminer des diagnostics associés. En cas de doute diagnostique, des examens percutanés peuvent être proposés dans des structures adaptées (voir, à titre d’information, la page Biopsies – guidage sûr et mini-invasif).
2) Le jour J : comment se déroule l’embolisation
L’embolisation se déroule sous guidage radiologique. Un cathéter est introduit dans une artère (souvent à l’aine ou au poignet), puis le radiologue interventionnel navigue jusqu’aux artères prostatiques pour emboliser de manière très sélective. Les recommandations EAU rappellent que l’accès peut être fémoral ou radial et que la procédure se fait sous anesthésie locale, souvent en ambulatoire (EAU Guidelines).
3) Les suites : à quoi s’attendre dans les jours suivants
Après une embolisation, il est fréquent d’avoir des symptômes transitoires : gêne pelvienne, brûlures en urinant, fatigue légère. NICE mentionne que des douleurs pelviennes pendant/après procédure peuvent survenir et durent souvent 1 à 7 jours (NICE IPG611, “The procedure”).
Comme pour tout acte endovasculaire, il existe aussi des complications possibles (rares mais à connaître) : hématome au point de ponction, infection urinaire, rétention aiguë d’urines, dissection/perforation artérielle, embolisation non ciblée. Dans l’essai randomisé PARTEM (France), aucun événement indésirable lié au traitement n’a entraîné hospitalisation ou prolongation d’hospitalisation, et les auteurs rapportent des événements variés (dont quelques événements vasculaires) à 9 mois (PARTEM, The Lancet Regional Health – Europe, 2023 (texte intégral)).
Résultats attendus : efficacité, sexualité, limites (ce que dit la littérature)
Amélioration des symptômes : des chiffres concrets
Les études montrent une amélioration significative des symptômes urinaires chez de nombreux patients, avec un profil souvent favorable sur la préservation de la fonction sexuelle, mais des résultats “objectifs” parfois inférieurs à certaines chirurgies (débit urinaire, désobstruction).
PAE vs traitement médical : dans l’essai français PARTEM (2023), la baisse de l’IPSS à 9 mois est de -10,0 dans le groupe embolisation contre -5,7 dans le groupe “thérapie combinée”, différence significative (PARTEM, 2023).
À long terme : des résultats à 5 ans montrent encore une amélioration, mais inférieure à la TURP sur plusieurs critères (débit max, résidu), ce qui doit être discuté en amont (PubMed 38531756, 2024).
Sexualité et éjaculation : un point souvent décisif
Beaucoup d’hommes s’intéressent à l’embolisation prostatique pour éviter certains effets secondaires sexuels associés à des traitements transurétraux. Les analyses comparatives récentes concluent souvent à un meilleur profil de préservation de la fonction sexuelle avec PAE, tout en rappelant qu’il faut accepter une efficacité parfois moindre sur la désobstruction (selon les études et le profil du patient).
Sur ce point, la position de sociétés savantes en radiologie interventionnelle a également soutenu la PAE comme option “définitive” pour certains groupes de patients, notamment ceux souhaitant préserver la fonction sexuelle ou étant moins bons candidats à la chirurgie (Society of Interventional Radiology, position statement (communication)).
Comparer les options : embolisation vs chirurgie vs autres alternatives
Tableau comparatif (repères simples pour discuter avec votre médecin)
Option | But | Anesthésie / accès | Atouts fréquents | Limites / points d’attention |
|---|---|---|---|---|
Embolisation des artères prostatiques (PAE/EAP) | Réduire l’irrigation de la prostate pour diminuer les symptômes | Souvent anesthésie locale, geste endovasculaire (artère fémorale ou radiale) | Mini-invasif, pas de voie urétrale, souvent hospitalisation courte, intérêt potentiel sur la préservation sexuelle | Procédure technique (expertise requise), amélioration parfois inférieure à TURP sur débit/obstruction, risque de réintervention chez certains patients |
Traitements médical | Améliorer les symptômes (alpha-bloquants, etc.) | Pas de geste | Simple, souvent première intention | Effets indésirables possibles, efficacité variable, traitement au long cours |
TURP / techniques endoscopiques | Retirer/traiter l’obstacle prostatique | Voie transurétrale, anesthésie selon cas | Très efficace sur la désobstruction et le débit urinaire (souvent référence) | Risque de complications et d’effets secondaires (dont sexuels) selon techniques/profils |
Autres techniques mini-invasives | Réduire l’obstruction par différents mécanismes | Variable | Peuvent convenir à certains profils (volume, priorité à la sexualité, etc.) | Indications précises, résultats variables, à discuter au cas par cas |
Questions utiles à poser avant de choisir (checklist)
Mon diagnostic est-il bien une HBP ? (et non une sténose, une vessie neurologique, etc.)
Quelle est la sévérité de mes symptômes (IPSS) ? Et quel objectif réaliste d’amélioration ?
Quel est le volume de ma prostate ? Certaines options sont plus pertinentes selon la taille.
Quel est mon risque opératoire ? (âge, comorbidités, anticoagulants…)
Quel est mon critère prioritaire ? Débit maximal / éviter une anesthésie générale / préserver l’éjaculation / éviter une résection transurétrale…
Quel plan en cas d’échec ? (par exemple possibilité d’une chirurgie secondaire si nécessaire)
FAQ – Embolisation de la prostate dans les Yvelines
Comment trouver un spécialiste de l’embolisation de la prostate dans les Yvelines (78) ?
Le plus fiable est de chercher un service de radiologie interventionnelle qui mentionne explicitement l’embolisation de la prostate (embolisation des artères prostatiques) et qui travaille en lien avec un urologue pour la sélection des patients. NICE recommande cette sélection conjointe, et précise que le geste doit être réalisé par un radiologue interventionnel formé. Dans les Yvelines, vous pouvez consulter la présentation du Centre Spécialisé de Radiologie Interventionnelle Parly II et la page dédiée à l’embolisation de la prostate.
L’embolisation de la prostate est-elle douloureuse ?
La procédure elle-même est généralement réalisée sous anesthésie locale (avec sédation selon les organisations) et sous guidage radiologique. En revanche, des douleurs pelviennes transitoires peuvent survenir pendant et après l’intervention. NICE indique que ces douleurs ne durent le plus souvent pas plus de 1 à 7 jours. Dans les jours suivants, une sensation de brûlure à la miction, une gêne du bas-ventre ou une fatigue peuvent apparaître, et un traitement est habituellement prescrit pour améliorer le confort. Le point clé est d’être bien informé des suites attendues et des signes qui doivent faire recontacter l’équipe.
Quels examens faut-il avant une embolisation des artères prostatiques ?
Le bilan vise à confirmer l’HBP, mesurer l’impact des symptômes et planifier le geste sur le plan vasculaire. En pratique, on retrouve souvent un questionnaire IPSS, une échographie (avec résidu post-mictionnel), une débitmétrie, un dosage du PSA, et une imagerie de la prostate (souvent discutée selon le contexte). Une évaluation des artères (par exemple scanner artériel) peut être demandée pour préparer la navigation dans les artères prostatiques. L’objectif : sécuriser la procédure et choisir la stratégie la plus adaptée à votre anatomie.
Les résultats sont-ils aussi bons qu’une chirurgie type TURP ?
Les résultats dépendent du critère observé. Les essais comparatifs montrent souvent une amélioration importante des symptômes après PAE, mais une désobstruction (débit urinaire, résidu) parfois inférieure à la TURP dans certaines études, avec un risque de réintervention chez une partie des patients. Par exemple, un essai randomisé rapporte à 2 ans une baisse moyenne d’IPSS de -9,21 après PAE versus -12,09 après TURP, avec davantage d’amélioration du débit après TURP. En revanche, la PAE est fréquemment discutée pour son caractère mini-invasif et son profil sur la sexualité selon les situations.
L’embolisation de la prostate est-elle reconnue/recommandée ?
Oui, avec des conditions. NICE (Royaume-Uni) considère que les preuves de sécurité et d’efficacité sont suffisantes à condition d’avoir une gouvernance clinique, un consentement et un audit, et insiste sur la sélection conjointe urologue–radiologue et sur l’expertise de l’opérateur. Les recommandations européennes (EAU) décrivent la PAE comme une option mini-invasive, tout en rappelant que certains résultats objectifs peuvent être moins bons que la chirurgie de référence. Concrètement, cela signifie que l’embolisation est une option sérieuse, mais qu’elle doit être choisie après bilan complet et discussion personnalisée.
Et maintenant ?
Si vous envisagez une embolisation de la prostate dans les Yvelines, l’étape la plus utile est de programmer une consultation pour vérifier l’indication, réaliser/relire les examens et comparer les options (médicaments, embolisation, chirurgie). Vous pouvez consulter la page Embolisation de la prostate et organiser votre venue via Rendez-vous en ligne au Centre Parly 2.


